Contre des élus strasbourgeois, la violence va des insultes publiques à la menace de viol

En mai, un retraité de Bouxwiller a été condamné par le tribunal judiciaire pour avoir envoyé des insultes et des souris mortes à Jeanne Barseghian, maire écologiste de Strasbourg. Une décision qui intervient alors que les violences à l’encontre des élus se banalisent.

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Camille Balzinger

Agression du maire de Saint-Dié-des-Vosges et de sa compagne en pleine rue, tag appelant à tuer celui de Wattwiller, mortier tiré en direction de l’édile de Charleville-Mézière… À Strasbourg aussi, élus et agents portent régulièrement plainte pour des violences ou intimidations liées à leur statut.

En mai, un retraité de 75 ans résidant à Bouxwiller a ainsi été condamné à une amende délictuelle de 1 800 euros, trois mois de suspension du permis de conduire et l’obligation d’accomplir un stage de citoyenneté. Il avait envoyé à la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian (Les Écologistes), des photos pornographiques, deux cadavres de souris, et des textes insultants et la menaçant d’avoir « le gosier tranché » ainsi que d’autres promesses sexuelles misogynes relevant du registre du viol. La juge a considéré que ces actions sont un outrage « de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à ses fonctions » et qu’elles constituent une « menace de commettre un crime ou un délit ». L’homme n’avait jamais été condamné auparavant.

Ces courriers envoyés anonymement à Jeanne Barseghian entre 2021 et 2025 entendaient contester la politique municipale relative… au stationnement.

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Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

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