L’agression d’un maire de l’Isère par des « nationalistes » suscite l’indignation – La Croix

, L’agression d’un maire de l’Isère par des « nationalistes » suscite l’indignation – La Croix

Un maire isérois, agressé cette semaine lors d’un déplacement en famille, a mis en cause dimanche de jeunes « nationalistes » ayant tenu des « propos racistes » envers sa fille métisse, une nouvelle agression d’élu qui a suscité de nombreuses condamnations politiques.

Le maire divers gauche du Péage-de-Roussillon, André Mondange, qui a porté plainte samedi, est revenu, sur BFM-TV, sur les circonstances de cet épisode violent qui s’est déroulé dans la nuit de jeudi à vendredi à Avignon.

« On a été agressé par des jeunes qui se sont identifiés comme des nationalistes », a déclaré l’élu, encore marqué au visage par les coups reçus.

Il a expliqué que les faits s’étaient déroulés après une soirée dans un pub où il se trouvait avec sa famille « à l’occasion du dépôt de la thèse d’histoire de (s)on neveu » à l’université de la ville.

L’édile dit avoir été approché par un groupe de jeunes,venus d’abord lui parler « comme des gens normaux » avant de lui poser des questions sur sa cocarde d’élu « bleu blanc rouge ».

« Je leur ai dit que j’étais maire », a raconté M. Mondange. Puis les choses ont tourné à l’aigre « 20 minutes après, au moment de la fermeture du pub sur la terrasse » quand ces mêmes jeunes lui ont demandé son « appartenance politique ».

Refusant de l’indiquer, en soulignant que « c’était privé », le maire dit avoir été pris à partie avec sa famille.

« Ils se sont adressés à ma fille qui est métisse et là ils ont tenu très clairement des propos racistes, sans ambiguïté », a souligné André Mondange. Sa famille a réagi en disant qu’elle ne « pouvait pas entendre de paroles aussi indignes ».

« Ces gens-là, quand ils se sont trouvés battus par les mots, sont passés à la violence », a-t-il ajouté. Un des jeunes aurait alors tenté de « porter un coup avec une bouteille de bière à la main », qui a touché une de ses nièces.

« A ce moment-là, très clairement, on était en danger », il a fallu « intervenir pour protéger le groupe familial » et « il en a résulté une bagarre », a-t-il ajouté.

M. Mondange et sa famille ont ensuite « trouvé refuge à l’intérieur du bar », a précisé dans un communiqué la préfecture de Vaucluse, ajoutant que le maire avait déposé une plainte « pour violence volontaire aggravée par sa qualité d’élu, violence volontaire avec arme par destination et injures et propos à caractère raciste ».

Le parquet d’Avignon a confirmé à l’AFP qu’une enquête judiciaire avait été ouverte pour ces chefs de poursuite, précisant que deux suspects non identifiés étaient recherchés.

La préfecture de l’Isère, jointe par l’AFP, a indiqué n’avoir « aucun élément véritablement qui relève de la caractérisation des faits pour l’instant », ce que « le fruit de l’enquête » permettra d’établir.

« loups lâchés »

De nombreuses personnalités politiques, de gauche comme de droite, ont témoigné principalement sur X (ex-Twitter) leur soutien à l’élu en condamnant l’agression.

« Le motif? être de gauche et avoir une fille métisse. Les loups sont lâchés et se croient désormais légitimés par la force du RN et l’abdication du pouvoir », écrit le dirigeant du parti socialiste Olivier Faure.

Pour le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle, « cette nouvelle agression » est « révoltante et inquiétante ». « Racisme, violence et antirépublicanisme: voilà la réalité de l’extrême droite! », dénonce-t-il.

« Les élus sont en première ligne face à cette insoutenable violence ! La condamnation doit être à la hauteur! », déclare le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel.

Selon le président de l’Association des maires de France et maire LR de Cannes David Lisnard, « une fois encore, un maire fait face à un déchaînement de violence, y compris contre ses proches. Les agresseurs doivent comprendre que de tels actes ne seront plus jamais impunis ».

Selon le ministère de l’Intérieur, les agressions envers les élus devraient augmenter de 15% en 2023, après une hausse de 32% l’an dernier.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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