
Après la dissolution d’un groupe identitaire lillois, le maire de Lyon, Grégory Doucet, ainsi que des militants d’extrême gauche ont renouvelé leur demande de dissolution des groupuscules Remparts et Lyon populaire auprès de Gérald Darmanin. La préfète, elle, assure y travailler.
Le Figaro Lyon
«Tout cela alimente un dossier». Interrogée sur les récentes condamnations et interpellations de militants identitaires, à la suite d’agressions au couteau notamment, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a assuré au Figaro continuer d’amasser des griefs contre deux groupuscules identitaires lyonnais. «Je cible le groupe Remparts, je cible le groupe Lyon Populaire, je cible tout ce qui est extrême et violent pour la sécurité du citoyen», a-t-elle confié.
Gérald Darmanin avait lui-même annoncé au mois de décembre que les services de police et de renseignement œuvraient à la dissolution du groupe Remparts. Né sur les cendres de Génération identitaire, lui-même dissout par le ministre de l’intérieur en 2021, il en a récupéré le bar La Traboule et la salle de boxe l’Agogée dans le Vieux-Lyon. Des locaux qualifiés de «base arrière» par le député de cette circonscription, Thomas Rudigoz (LREM), qui avait conduit lors de la précédente mandature une mission parlementaire sur l’implantation de l’ultradroite. Une source préfectorale avait confirmé au Figaro une réunion de travail à la suite de ces annonces.
Les habitants «ont peur pour leur vie» selon le maire
Cette demande, formulée à plusieurs reprises par des élus locaux, de gauche mais pas seulement, a été renouvelée par le maire de Lyon la semaine passée. Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, Grégory Doucet (EELV) évoque «une enquête de voisinage réalisée par le conseil syndical» auprès des habitants de la montée du Change où se situent les locaux de Remparts. «Il apparaît très clairement que ces derniers ont peur pour leur vie et celle de leurs enfants».
Le maire de Lyon rappelle la condamnation d’un ex-cadre du groupuscule la semaine passée pour une agression raciste à coups de couteau dans le centre-ville. Et le coup de filets quelques jours plus tard dans les milieux identitaires dans le cadre de l’enquête menée sur l’attaque d’une conférence propalestinienne par une cinquantaine de militants violents au mois de novembre.
« Depuis la commission des faits, il a fallu faire tout ce travail d’investigation sous autorité de la justice, explique Fabienne Buccio au Figaro. Ces condamnations aussi vont aider au dossier que nous constituons. C’est un travail incessant administratif et judiciaire.» Pour être prononcée en Conseil des ministres, la dissolution doit répondre à des critères bien précis. Dans le cas des Remparts, les autorités planchent aussi sur un potentiel délit de reconstitution de ligue dissoute, en raison du parallélisme des formes avec Génération identitaire. D’un point de vue administratif pourtant, il n’est pas évident de prouver cette reconstitution, les têtes positionnées aux rôles clé ayant changé.
La demande de dissolution a également été portée par le président de l’université Lyon 3 où sont établis certains militants. Une demande répétée dans la rue ce lundi soir à l’occasion d’un rassemblement à l’initiative du collectif antifascistes Jeune garde, qui a revendiqué 700 participants.
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