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Le Nouvel Obs avec AFP
Publié le 20 mai 2025 à 15h11
Un maire porte son écharpe tricolore, à Saint-Denis-de-Pile, le 5 septembre 2013. POUZET/SIPA
Temps de lecture : 1 min.
Les agressions d’élus ont baissé de 9,3 % en 2024 avec 2 501 faits recensés, soit 48 par semaine, principalement à l’encontre des maires et conseillers municipaux, selon le rapport 2023-2025 publié ce mardi 20 mai par le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae).
Cette baisse intervient après une hausse de 13,5 % en 2023. L’incendie volontaire du domicile du maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique) et l’attaque à la voiture-bélier du domicile de celui de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) avaient marqué les esprits cette année-là.
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Sur un total de 520 000 élus, les maires représentent 64 % des victimes, devant les adjoints et conseillers (18 %) et les parlementaires (13 %), tandis que 82 % des atteintes sont commises à l’encontre d’un membre d’un exécutif local (maires et adjoints). Cette tendance peut s’expliquer « par le volume de maires dans le nombre d’élus et par le fait que le maire demeure le représentant de l’autorité le plus identifié par les citoyens », relève le rapport.
En 2024, 68 % des atteintes concernent des menaces et outrages, dont une forte proportion par « voie cyber », devant les violences physiques (10 %) et les destructions ou dégradations (8 %). En zone gendarmerie, les mis en cause sont majoritairement des hommes (85 %) de nationalité française (98 %), d’un âge moyen de 48 ans et sans profession (26 %) ou retraités (20 %).
La violence « est partout »
Les départements les plus touchés sont Paris et sa région, ainsi que le Pas-de-Calais, « touché par des tensions dans le contexte de la gestion de la crise liée aux inondations », et les Bouches-du-Rhône, « marquées par un nombre de plaintes concernant un parlementaire ». Certains faits peuvent toutefois avoir été commis sur les réseaux sociaux et être enregistrés dans un service de police parisien sans que leurs auteurs n’y résident.
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« La violence à l’égard des élus est partout. Que ce soit dans les grandes villes, dans les petites villes, voire en milieu rural. Les maires sont principalement la cible (…) parce qu’ils représentent l’autorité locale », a expliqué mardi sur TF1 François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l’Intérieur.
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Créé en mai 2023 sous l’égide du ministère de l’Intérieur, le Calae a pour mission de compiler et d’analyser les données, d’anticiper les réponses et d’accompagner les élus victimes. « À l’occasion des élections (municipales, NDLR) de 2026, on prépare ce qu’on peut appeler une sorte de kit qui permettra aux élus de savoir comment réagir quand on est victime d’une agression », a précisé François-Noël Buffet.
Le « Beauvau des polices municipales », lancé en avril 2024 après les émeutes de l’été 2023 pour renforcer le statut des policiers municipaux, fera par ailleurs l’objet d’une loi qui sera présentée en juin puis débattue à l’automne.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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