
L’opposition s’est saisie de la polémique. Le stage « drag-queen » pour les 11-17 ans, proposé pendant les vacances de février par la Maison des jeunes et de la culture (MJC) Chemin-Long animation loisirs (Clal) à Mérignac et finalement annulé pour des raisons de « sécurité », a pris une tournure politique ce lundi 12 février, lors du conseil municipal de la Ville. Ce stage, auquel quatre personnes étaient alors inscrites, avait suscité une vive opposition du réseau des Parents vigilants (émanation du parti Reconquête) et de l’Association des familles catholiques (AFC) Nord Gironde.
« La Ville n’a pas encouragé cette programmation car l’association est indépendante et ne répond pas à des commandes de la municipalité », a affirmé Anne-Eugénie Gaspard, adjointe déléguée à la vie associative. Un argument qui n’a pas convaincu Thierry Millet, principal opposant de droite, pour qui « faire défiler des petits garçons en chaussures à talons, maquillés, ce n’est pas neutre ». « La municipalité ne peut pas dire : ‘’Je finance mais je ne regarde pas ce qui est fait des fonds publics’’ », a-t-il répondu. Il a dénoncé une « faute » de programmation et un stage qui « oriente la vision de la sexualité des enfants ». « Cela peut s’apparenter à de la corruption de mineur […] à la limite de la perversion », a-t-il lancé.
« Création artistique »
« Je précise que nous n’avons pas de jugement sur les drag-queens. Mais cette manière de faire la fête de façon un peu excessive masque des choses qui peuvent être des souffrances », a-t-il encore déclaré.
Anne-Eugénie Gaspard a rétorqué que l’idée du stage « n’était pas d’obliger un garçon à se déguiser en fille » mais « de regarder quel comportement peut être joué à travers le déguisement. C’est simplement une création artistique. […] Avec vos propos discriminatoires, vous vous tenez directement auprès de partis politiques d’extrême droite… »
Thierry Trijoulet, premier adjoint, a précisé qu’aucune enquête interne n’a été ouverte mais que la Délégation régionale à la jeunesse, à l’engagement et au sport (Drajes) s’était penchée sur le dossier. « Reconnaissons qu’il y a eu une mauvaise utilisation du sujet », a-t-il conclu.
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