Quel avenir pour le Bloc Montpelliérain après l’agression du Prolé à Alès ? La dissolution est envisagée

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En pleine nuit, samedi 31 mai 2025, une dizaine de membres du groupuscule d’ultra-droite Bloc Montpelliérain ont fait irruption dans un bar très fréquenté d’Alès (Gard). Les clients présents ont été visés par des gaz lacrymogènes. Les auteurs des tirs sont en fuite. Le collectif, lui, pourrait être dissous prochainement

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Point détaillé et possible dissolution

L’affaire a fait grand bruit durant le week-end du 31 mai dans tout l’ancien Languedoc-Roussillon. Une douzaine de membres du Bloc Montpelliérain a pénétré en pleine nuit dans les locaux et dans la cour intérieure du bar Le Prolé à Alès alors que des dizaines de clients y étaient présentes, participant à la Feria de cette grande ville du Gard. Les auteurs de cet acte nocturne avaient pris la fuite à l’arrivée des effectifs de la police nationale.

L’avenir du collectif, lui, semble s’écrire en pointillé. Contactée par Actu Occitanie, une source proche de Bruno Retailleau, l’actuel ministre de l’Intérieur, indique lundi 2 juin qu’il a été demandé à la préfecture du Gard de fournir rapidement « un point détaillé sur ce groupe et sur ces agissements récents ».

Les résultats dudit point sont déjà très attendus. « En fonction, nous allons étudier la possibilité de dissoudre Bloc Montpelliérain, comme pour tous les cas de groupes violents », poursuit cette même source ministérielle.

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Une vague de réactions

Une enquête préliminaire a été ouverte durant le week-end pour retrouver les auteurs de ces faits nocturnes. Elle est supervisée par Abdelkrim Grini, procureur de la République auprès du tribunal correctionnel d’Alès (Gard).

Les membres de ce même groupe d’extrême droite s’étaient fait repérer quelques jours avant cet acte nocturne. Plusieurs de ses membres avaient volontairement apposé dans les locaux du bar des autocollants de leur groupuscule identitaire.

Les gérants du bar gardois, connu pour être le lieu de rassemblement des communistes locaux, ont publié samedi sur leurs réseaux sociaux un appel à témoins pour aider la police nationale à retrouver les auteurs de ces faits.

Depuis, de très nombreux élus politiques gardois et nationaux ont tenu à réagir suite à cette agression. Le sénateur gardois (Les Républicains) Laurent Burgoa a adressé un « soutien total républicain ».

J’envoie tout son soutien aux victimes, à leur famille et aux communistes gardois qui étaient ciblés. L’extrême droite n’aura pas notre peur, jamais je ne cesserai de la combattre.

Carole Delga Présidente de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée

« La violence n’a pas sa place ni ici ni ailleurs », a réagi Christophe Rivenq, l’actuel maire d’Alès et président d’Alès Agglomération, « condamnant fermement l’agression survenue au Prolé ». De son côté, Patrick Malavieille, vice-président d’Alès Agglomération et élu communiste gardois, a fait part de son émotion et a souhaité que les auteurs soient « identifiés et sévèrement condamnés ».

Un rassemblement contre l’extrême droite devait avoir lieu lundi dans la soirée à Nîmes (Gard). Un autre sera organisé mercredi 4 juin dès 19 heures par la section héraultaise du Parti Communiste Français. Celui-ci doit avoir lieu place du Marché aux Fleurs, à proximité de la préfecture de l’Hérault à Montpellier.

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« Le Parti Communiste Français, dans toute son histoire, ne s’est jamais laissé intimider par la violence. La brutalité et la sauvagerie qui ont été mises en œuvre vendredi soir à Alès ne nous impressionnent pas. Nous adressons à nos camarades d’Alès, notre soutien le plus total », assurent les élus locaux du Parti communiste dans un communiqué publié lundi 2 juin en fin de matinée.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

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Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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