Violences contre les élus : le texte qui propose de durcir les peines des agresseurs arrive à l’Assemblée

Les députés étudient mardi une proposition de loi pour punir plus sévèrement les auteurs de violences contre les élus.

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Radio France

Publié le 06/02/2024 17:58

Temps de lecture : 2 min

La proposition de loi prévoit un rallongement des délais de prescription, photo d'illustration. (VALLAURI NICOLAS / MAXPPP)

Comment mieux protéger nos élus locaux ? L’Assemblée nationale se penche, mardi 6 février, sur une proposition de loi déjà votée au Sénat qui liste toute une série de mesures afin de venir en aide à ces représentants des Français, confrontés régulièrement à des violences.

C’est d’abord un texte de durcissement des peines pour violences envers les élus. Les parlementaires veulent notamment les aligner sur celles prévues en cas de violences sur les policiers. Elles pourront donc aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende en cas d’incapacité de travail supérieure à huit jours.

Le texte prévoit également la création d’une peine de travail d’intérêt général en cas d’injure publique ou d’outrage envers les élus. Pour ces injures mais aussi pour la diffamation publique, la proposition de loi prévoit un rallongement des délais de prescription. Ils passeraient de trois mois à un an, que la victime soit élue ou même candidate à un mandat électif.

Le texte prévoit notamment l’octroi automatique de la protection fonctionnelle à certains élus locaux victimes de violences ou de menaces qui en feront la demande. Là aussi, sur le modèle de celle qui est accordée aux policiers. Ça veut dire la mise en place de mesures comme le changement du numéro de téléphone, sa prise en charge médicale, une assistance juridique ou encore la réparation des préjudices avant même qu’il y ait une décision de justice.

Cette mesure concerne les élus locaux titulaires d’un mandat exécutif, c’est-à-dire principalement les maires et leurs adjoints, les présidents des conseils régionaux et départementaux ainsi que leurs vice-présidents, mais aussi les candidats à une élection locale. Ces candidats pourront aussi obtenir le remboursement par l’État des frais de sécurité engagés pendant leurs campagnes, quel que soit le résultat de l’élection.

Les maires pourront ainsi être informés directement par le procureur de la République et le préfet des suites judiciaires données aux violences contre les élus. Enfin le procureur de la République pourra obtenir un espace de communication, dans le bulletin d’information municipal des communes de plus de 1 000 habitants.

La rapporteuse de ce texte à l’Assemblée nationale et députée Renaissance du Nord, Violette Spillebout, a déposé la semaine dernière aux côtés du député communiste de Seine-Maritime, Sébastien Jumel, une deuxième proposition de loi. Les deux élus veulent créer un « choc d’attractivité » des mandats locaux. Ils proposent notamment l’attribution d’« une indemnité d’engagement citoyen » à tous les conseillers municipaux sans fonctions exécutives.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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