Violences sur les élus, réforme du mode scrutin municipal… L’association des maires de l’Aude dévoile ses perspectives

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L’association des maires de l’Aude organisait, ce mercredi 14 mai, sa traditionnelle assemblée générale. Au menu : réforme du scrutin municipal, problèmes d’assurabilité et les violences que subissent les élus.

C’était donc l’avant-dernière assemblée générale de l’association des maires de l’Aude (AMA) avant les élections municipales de 2026. Organisé à Carcassonne, le rendez-vous a rassemblé 214 personnes, des édiles bien sûr, mais aussi des représentants de l’État ou encore le sénateur socialiste Sébastien Pla.

Après un préambule teinté de remerciements, le président de l’AMA, Éric Ménassi, en est venu aux thématiques qu’il souhaitait développer ce mercredi 14 mai à Carcassonne. D’abord, le premier magistrat trébéen a évoqué la réforme du mode de scrutin municipal, notamment avec la parité obligatoire dans les communes de moins de 1 000 habitants. « L’association des maires de France (AMF) était favorable à cette évolution afin que, dans chaque mairie, tout le monde puisse voter de manière identique et arrêter le tir aux pigeons en barrant les noms des candidats. » En effet, cette réforme met fin au système de panachage. Cela concerne 318 communes dans le département de l’Aude sur les 433.

Difficultés pour assurer les biens des communes

Autre sujet : les problèmes d’assurabilité des collectivités. « Au niveau national, de plus en plus de collectivités rencontrent d’importantes difficultés pour assurer leurs biens, du fait d’un désengagement progressif des assureurs, d’une forte hausse des primes et d’une réduction des garanties », a détaillé Éric Ménassi.

Et d’ajouter : « Dans l’Aude, nous n’avons pas eu de signalement de collectivités étant dans l’impossibilité d’assurer leurs biens. »

S’attaquer à nos élus, c’est s’en prendre à la République

L’édile de Trèbes a également insisté sur les agressions et les incivilités que subissent les élus. « Pour ne céder aucun millimètre, il ne faut rien laisser passer », lance-t-il avant de laisser la parole à l’avocat de l’AMA, Me Pech de Laclause : « Depuis que j’ai été saisi, il y a bientôt deux ans, quatorze cas ont dû être traités pour des faits commis dans des communes. Mais ce traitement paraît inadapté, il faut lutter comme si c’était une pathologie sociale. »

De son côté, le préfet de l’Aude, Christian Pouget, a encouragé les élus à déposer plainte dès qu’ils sont victimes d’une agression ou d’injures sur les réseaux sociaux. « Au total, vingt-huit élus audois ont subi des violences en 2024 et déjà cinq en 2025. S’attaquer à nos élus, c’est s’en prendre à la République », a-t-il conclu.

L’occasion pour Éric Ménassi de faire passer un message sur l’unité qui entoure les édiles du territoire, remerciant les maires mais aussi les entreprises audoises. « Les communes de l’Aude et les intercommunalités sont au coeur de la commande publique. Nos investissements remplissent vos carnets de commandes. C’est bon pour l’économie locale, c’est aussi bon pour le moral par les temps qui courent. » 

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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