La maire de Chauffailles et une adjointe agressées par deux individus dans le centre-ville : une enquête ouverte

La commune de Chauffailles est décidément au centre de bien tristes actualités. Trois jours à peine après l’assassinat d’Anzhela Brezkrevna, abattue en pleine rue par des tirs d’arme à feu, un autre fait divers secoue la localité du Brionnais. Il concerne, cette fois, l’agression de deux élues sur la place de l’hôtel de ville.

Ce mercredi 14 mai au soir, alors que la troisième adjointe au maire chargée des Affaires sociales, Julie Brunel, se trouvait tout près de la mairie, elle a aperçu un groupe d’individus, dont deux étaient en train de jeter des objets sur les voitures alentour. Précisant sa fonction, elle leur a demandé d’arrêter mais la situation s’est rapidement envenimée.

Une ambiance hostile

D’après nos informations, confirmées par la compagnie de gendarmerie de Charolles, les deux individus l’auraient insultée et se seraient approchés d’elle avec des intentions visiblement hostiles. Des témoins sont alors intervenus pour la protéger mais l’un des fauteurs de troubles aurait frappé l’une de ces personnes qui tentait de s’interposer, déclenchant une bagarre.

Trois véhicules stationnés emboutis

Les deux mis en cause ont ensuite rejoint leur véhicule stationné place de l’église. Deux protagonistes se sont positionnés sur la route pour bloquer leur départ mais ils auraient foncé délibérément dans leur direction, les obligeant à déplacer leur véhicule in extremis. Ne s’arrêtant pas là, ils ont terminé leur course en percutant trois véhicules stationnés devant la mairie et le salon de coiffure, juste à côté.

Les gendarmes de la Loire, premiers intervenants…

Une patrouille de la Communauté de brigades de Charlieu-Belmont, qui revenait d’une autre intervention à Saint-Germain-la-Montagne, s’est présentée sur les lieux pour tenter d’interpeller les deux auteurs présumés, en même temps que la maire de Chauffailles, avertie de la situation. Tandis que Stéphanie Dumoulin s’adressait à l’un des militaires, l’un des deux hommes, très virulent, se serait jeté sur elle, lui assénant des coups sur le bras. Il a immédiatement été maîtrisé et menotté, tout comme son complice, peu avant 21 heures.

… avant le renfort des militaires de Saône-et-Loire

Les sapeurs-pompiers de la localité ainsi que nombreux renforts des forces de l’ordre ont été envoyés dans le centre-ville de Chauffailles, dont les gendarmes de la Communauté de brigades de Chauffailles, du Psig de Paray-le-Monial, de la Brigade de recherches de Charolles ou encore de la brigade territoriale de Marcigny. Au vu de la gravité des faits – l’agression de deux élues de la République – le sous-préfet de Charolles, David Roche, s’est également rendu sur les lieux.

Plusieurs plaintes déposées

La garde à vue des deux mis en cause était toujours en cours ce jeudi 15 mai après-midi et pourrait d’ailleurs être prolongée. De source gendarmerie, plusieurs plaintes ont été déposées, notamment par la maire de Chauffailles et son adjointe. Julie Brunel a d’ailleurs tenu à « remercier nos pompiers en civil et en uniforme, ainsi que les personnes qui sont intervenues pour nous protéger ». Une enquête est ouverte.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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