Certaines catégories d’infractions concernent particulièrement les mineurs. C’est le cas pour les vols violents sans armes : plus d’un tiers des mis en cause avaient moins de 18 ans en 2024, d’après le bilan provisoire du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Des mineurs sont également impliqués dans trois vols avec armes sur dix et une proportion presque équivalente des vols de véhicules.
Ces tendances se retrouvent dans les tribunaux : « Les vols et recels simples ou aggravés sont les deux catégories de contentieux les plus fréquentes chez les personnes mineures » en 2023, d’après les chiffres clés du ministère de la Justice.
Les violences sexuelles apparaissent également comme un phénomène important : parmi les atteintes aux personnes, il s’agit de l’infraction la plus représentée en 2024, loin devant les coups et blessures volontaires ou les homicides. Un quart des mis en cause sont mineurs. En parallèle, les moins de 18 ans représentent aussi la majorité des victimes (58 %).
Tendance à la baisse globale
Sur les dernières années, le profil des mis en cause fait apparaître de moins en moins de mineurs. En proportion, d’abord, ce qui s’explique, en partie, « par une augmentation très importante de faits commis par des majeurs sur la période concernée », pointait un rapport d’information du Sénat de 2022. Toutefois, en nombre de mis en cause également, la tendance est à la baisse.
Ce nombre a baissé de moitié entre 2016 et 2024 pour des infractions liées à l’usage de stupéfiants, aux vols violents sans arme et aux vols dans les véhicules. Soit des infractions dans lesquelles les mineurs sont très représentés.
Faits plus graves ou visibles
Ces tendances ne signifient évidemment pas que la délinquance des mineurs n’existe plus. D’abord, comme pour la plupart des évolutions chiffrées sur les faits de délinquance, elles reposent sur l’activité des services de police et de gendarmerie et dépendent de la tendance à faire connaître une infraction. Le rapport sénatorial de 2022 pointait également le poids des mineurs beaucoup plus important dans les infractions, réalisées sur une période de vie courte, que leur part dans la population.
Surtout, la baisse globale n’empêche pas la progression de certains faits violents. La hausse, depuis 2016, du nombre de mis en cause pour des homicides (multipliés par trois) et tentatives d’homicides (multipliés par deux) en témoigne. Quand bien même ces infractions concernent de plus petits nombres de mis en cause, leur augmentation s’observe sur plusieurs années.
La violence de faits impliquant des mineurs explique que le sujet apparaisse marquant malgré une tendance à la baisse. « Alors que dans les années 1970, on constatait parmi la jeunesse un banditisme à main armée, notamment des braquages de banque, aujourd’hui, cette violence criminelle est tournée non pas vers l’extérieur, mais vers les jeunes eux-mêmes », explique, dans Le Monde, Fabien Jobard, chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales.
Outre la violence, les faits commis par les plus jeunes mis en cause ont aussi tendance à être plus visibles. La direction générale de la Police nationale « estime à 20 % de la délinquance générale la part commise par des mineurs » mais à « 35 % pour la délinquance sur la voie publique », d’après le rapport du Sénat.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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