
1 Plus de 300 000 personnes dans les rues selon la CGT, 157 000 selon la police
Plus de 300 000 personnes ont manifesté en France ce jeudi 1er mai, dont 100 000 à Paris, selon un bilan de la CGT.
« Cette journée de manifestation est une grande réussite, nous avons recensé 270 manifestations dans toute la France et à ce stade nous comptons 250 000 manifestantes et manifestants, donc le bilan total sera supérieur », avait affirmé dans l’après-midi, sur LCI, la numéro un du syndicat, Sophie Binet. Peu après, la centrale a révisé son chiffre à la hausse en faisant état de « plus de 300 000 manifestants, dont 100 000 à Paris ». L’an dernier, le syndicat avait comptabilisé 210 000 manifestants en France (dont 50 000 à Paris) et les autorités 121 000.
En début de soirée, la police a annoncé 157 000 manifestants en France, dont 32 000 à Paris.
En Bretagne, où 24 rassemblements étaient annoncés, plus de 12 500 personnes sont descendues dans la rue. C’est plus que l’an dernier, où près de 10 000 personnes avaient battu le pavé dans les quatre départements de la région.
2 Le Parti socialiste dénonce des agressions physiques
Le Parti socialiste a dénoncé des agressions physiques contre certains de ses militants et élus dans le cortège parisien. « À Paris, des socialistes ont été physiquement agressés par des black blocs ignorant toute conscience collective en ces temps de bascule historique. Par leurs méthodes, ils discréditent les combats qu’ils prétendent porter », a dénoncé le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sur X. « Des dépôts de plainte sont en cours. Nous ne laisserons rien passer. Nous n’accepterons jamais la violence de fanatiques qui ne servent aucune cause et détruisent les combats collectifs », a-t-il également posté.
Par leurs méthodes les black blocs discréditent les combats qu’ils prétendent porter. Ils servent d’idiots utiles à tous ceux qui rêvent de transformer la foule des travailleurs en meute violente qu’il faudrait contenir.
Merci @Benjam1Lucas, nous ne céderons Nous ne nous… https://t.co/9ByO6uk7qk
— Olivier Faure (@faureolivier) May 1, 2025
« Violences graves et inacceptables. Ces perturbateurs sont les ennemis des travailleurs et de la gauche. Tout mon soutien aux camarades blessés », a écrit Boris Vallaud, annonçant saisir le parquet. « Ils ne nous font pas peur, ils ne feront pas taire les socialistes », a-t-il ajouté.
Selon un journaliste de l’AFP, des manifestants habillés de noir, certains portant des drapeaux antifas, ont vivement bousculé élus et militants PS qui avaient un stand sur le trajet de la manifestation. « Tout le monde déteste le PS », ont scandé ces manifestants hostiles à la présence socialiste.
Le député PS Jérôme Guedj s’éloigne de la tête du cortège du #1erMai après des tensions autour du stand du Parti socialiste. Intervention des forces de l’ordre.
« On ne quitte jamais la manif du 1er mai parce qu’il y a des ennemis des travailleurs qui sont là ». pic.twitter.com/hNNfvSCetz
— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) May 1, 2025
Le député socialiste Jérôme Guedj, qui avait dû quitter un rassemblement dimanche contre l’islamophobie après avoir essuyé des invectives aux relents antisémites, a dû être écarté du cortège, selon des images de télévision.
À Paris, un local du PS a été la cible de jets de projectiles par des manifestants particulièrement hostiles et violents qui s’en sont pris aux militants du Parti socialiste. Les forces de l’ordre sont intervenues pour sécuriser les lieux et procéder à des interpellations.
Je…— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) May 1, 2025
Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a assuré sur X de son « soutien » aux militants « agressés ».
3 Quinze interpellations à Nantes
Des heurts se sont produits ce jeudi, dans le centre de Nantes, au cours de la manifestation qui a réuni 5 000 personnes, a indiqué la préfecture, précisant qu’il y avait eu quinze interpellations.
Peu après 12 h 30, aux abords de la préfecture, les forces de l’ordre ont chargé des manifestants et ont fait usage de canons à eau, selon un photographe de l’AFP.
#1erMai
Tensions en cours devant la préfecture : des manifestants ont dégradé la préfecture et jeté des projectiles ainsi que des mortiers contre les forces de l’ordre. La police a riposté en utilisant des canons à eau et gaz lacrymogène.Evitez le secteur, Restez prudents.
— Préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique (@Prefet44) May 1, 2025
La préfecture de Loire-Atlantique a indiqué sur X que « des manifestants ont dégradé la préfecture et jeté des projectiles ainsi que des mortiers contre les forces de l’ordre ». « La police a riposté en utilisant des canons à eau et gaz lacrymogène », a-t-elle ajouté.
Le calme est ensuite revenu jusqu’à la dispersion des manifestants, d’après un photographe de l’AFP.
4 À Paris, jets de bouteille et coups de matraque
À Paris, quelques dégradations et charges des forces de l’ordre ont été constatées sur le parcours de la manifestation, et à 15 h 30, 13 personnes avaient été interpellées, selon la préfecture. Vers 17 h, des policiers et manifestants ont échangé des jets de bouteilles et des coups de matraque. À Lyon, où 6 500 personnes ont manifesté, selon la préfecture, trois personnes ont été interpellées.
Au total, selon le bilan de la police révélé en début de soirée, 72 personnes ont été interpellées en France , dont 52 à Paris, avec 28 personnes placées en garde à vue, dont 19 dans la capitale.
A noter que plus de 400 personnes participant aux célébrations du 1er-Mai ont été arrêtées à Istanbul, ont annoncé les autorités turques qui ont déployé plus de 50 000 policiers et paralysé une partie de la ville pour empêcher tout rassemblement sur l’emblématique place Taksim.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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