
La chanson Ils sont tombés de Charles Aznavour, la bénédiction du père Garnik Karapetian, les discours de Roland Vartanian, président du Hay’s club du pays d’Aix, Sophie Joissains, maire d’Aix et de Bruno Cassette, sous-préfet de l’arrondissement, pour cette 110e commémoration du génocide arménien, tout est réglé, ce jeudi 24 avril. Mais Rémy Makinadjian, président du Mouvement arménien, regrette de n’y participer qu’à moitié, autorisé à déposer une gerbe mais pas à discourir, alors qu’il en a fait la demande expresse à la mairie et à la préfecture.
« C’est une insulte, un scandale. Je représente le gouvernement arménien. J’ai une convention signée par le ministre arménien de la diaspora« , souffle le président du Mouvement arménien, qui affirme avoir un ancrage aixois de longue date, tandis que son mouvement compte « 2 500 adhérents » en France.
« C’est une question de pluralisme. C’est inacceptable. » Pas de quoi perturber le sous-préfet Bruno Cassette pour qui « il y a une association représentative à Aix [le Hay’s club, Ndlr]. Après il peut il y avoir des gens qui veulent s’exprimer et qui ne sont pas nécessairement représentatifs. C’est ma 5e cérémonie en mémoire du génocide arménien ici, elles sont, je crois, très fortes, et personne n’est venu me voir pour me dire qu’il manquait des intervenants.«
« Je demande des excuses »
Dans la journée, Rémy Makinadjian revient vers La Provence, affirme qu’il a reçu un appel plus que compréhensif du supérieur de Bruno Cassette, le préfet de région Georges-François Leclerc. « Maintenant je demande des excuses de la Ville d’Aix et du sous-préfet, sinon je porterai plainte« , affirme Rémy Makinadjian. Sollicitée pour arbitrer, la préfecture n’est pas revenue vers nous dans les délais impartis pour cet article.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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