
Il avait déjà été exclu de la majorité municipale, Hervé Polesi a présenté ce mercredi soir sa démission à la maire de Strasbourg. Le désormais ex-conseiller municipal est visé par des accusations de violences sexistes et sexuelles. Le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête.
Hervé Polesi n’est plus élu à la mairie de Strasbourg. Jusqu’à présent conseiller municipal, il a présenté ce mercredi 16 avril sa démission à la maire de Strasbourg Jeanne Barseghian. Hervé Polesi est visé par plusieurs signalements pour violences sexistes et sexuelles à la ville de Strasbourg et « une autre institution ». Le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête, confirme ce mercredi soir la procureure de la République.
Des signalement depuis au moins deux ans
Jeanne Barseghian s’était exprimée sur le « cas Hervé Polesi » en mars dernier. La maire indiquait avoir d’abord été alertée à l’automne 2023 de comportements sexistes, de « paroles et regards inappropriés envers les agentes de la ville » par un syndicat de la collectivité. À l’époque, elle décide d’écarter l’élu de « toute responsabilité en lien avec les comportements rapportés » et de lui retirer sa délégation de coordination des élus de quartier.
Si la maire s’est exprimée en mars, c’est parce que de nouveaux signalements lui sont parvenus « concernant cette fois une autre institution », indique-t-elle, des faits qui lui « apparaissent grave et contraires aux valeurs de l’exécutif municipal ». C’est à cette période que l’édile exclut alors Hervé Polesi de la majorité écologiste à la ville.
Des appels répétés à sa démission
Ce mercredi, Hervé Polesi a donc démissionné de ses fonctions de conseiller qu’il occupait toujours. Une démission à laquelle appelaient la veille les élus de la majorité municipale, à l’unanimité dans un communiqué. « Nous ne pouvons pas accepter qu’une personne dont l’élection a été permise par l’union que nous avons portée puisse continuer à représenter les habitant·es de Strasbourg. (…) Nous appelons donc à la démission de notre ancien collègue. Il faut que celle-ci soit effective avant le prochain conseil municipal. » Le 13 avril dernier, une pétition a également été mise en ligne pour appeler, là aussi, à sa démission.
Une démissions difficile a obtenir rapidement estime le parti Europe Ecologie les Verts qui parle dans un autre communiqué de son « refus persistant de quitter ses fonctions, malgré la demande de la maire de Strasbourg. »
Des faits dont s’est emparée la justice qui a ouvert une enquête suite à ces signalements de violences sexistes et sexuelles confirme le parquet de Strasbourg.
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