
» Toi, je vais te faire la peau » : c’est cette phrase prononcée contre le maire de la commune de La Tranche-sur-Mer qui a mené jeudi 10 avril 2025 cet homme de 48 ans devant le tribunal judiciaire des Sables-d’Olonne.
Le prévenu, originaire de Bretagne, bénéficiaire de l’allocation de solidarité, est en réalité un SDF qui va de région en région, à vélo, pour trouver des petits boulots de maraîchage. En novembre dernier, il se trouve en sud Vendée. Le 5 de ce mois, alcoolisé, il pénètre dans la salle du conseil municipal où se tient la réunion publique mensuelle.
En début de séance, à chaque lecture de délibération, il » rit bruyamment « . Dans un premier temps, le maire lui demande de se taire. L’homme continue. Le maire, Serge Kubryk hausse le ton et lui ordonne de sortir, lui précisant sa qualité de maire. Pas de réaction. L’édile et plusieurs élus devront employer la force pour l’évacuer de la salle. C’est à ce moment que la phrase est prononcée.
Plainte est déposée pour menaces de mort.
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« Il aurait pu me dire qu’il était le père Noël »
Plusieurs fois condamné dans plusieurs villes de Bretagne, l’homme est actuellement incarcéré. Et c’est de la maison d’arrêt de Caen qu’il a été conduit aux Sables-d’Olonne pour répondre de ses propos.
Il dit » ne pas se souvenir de cette soirée « , attribuant cette perte de mémoire à son alcoolisation.
» Je n’étais pas là, il aurait pu me dire qu’il était le Père Noël, ça aurait été pareil « .
Dans cette comparution, la partie civile » voit un symbole fort, celui d’une agression envers un élu, fait de plus en plus courant qui n’est pas tolérable « . Même discours de la part de la procureure de la République, Gwenaëlle Coto rappelant que » ces atteintes, verbales et parfois physiques à l’encontre des élus ne sont pas admissibles et doivent être sanctionnées à la hauteur des faits « . Des propos rassurants envers les élus tenus dès son arrivée sur la juridiction devant le congrès des maires de Vendée. Une attitude commune avec la procureure de la juridiction de la Roche-sur-Yon.
Retour en détention
Alors qu’une peine mixte avec une partie ferme de quatre mois est requise, la défense plaide » le retour dans le droit chemin depuis les quelques mois d’incarcération déjà effectués. Les problèmes alcooliques sont en passe d’être résolus. Il a trouvé un point de chute stable dès sa sortie programmée à ce jour pour juin prochain « .
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Le tribunal a condamné le prévenu à six mois de sursis probatoire pendant trente mois, avec obligation de soins, de travail et d’avoir un logement fixe. Après sa sortie de détention, il devra effectuer 105 heures de travail d’intérêt général. Il aura interdiction de fréquenter les débits de boissons, de détenir une arme pendant cinq ans et de se trouver sur le territoire de La Tranche-sur-Mer. Au titre des dommages et intérêts, il devra verser la somme de 1 000 euros au maire.
Il a été ramené à Caen pour finir de purger sa peine en cours.
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