Après l’agression d’une enseignante à Bastia, le personnel éducatif se mobilise pour dire stop aux violences

, Après l’agression d’une enseignante à Bastia, le personnel éducatif se mobilise pour dire stop aux violences

C’est dans un climat de tension que des personnels de l’Éducation nationale, en premier lieu des enseignants, des représentants syndicaux et des élus se sont rassemblés devant l’école Defendini, située dans le quartier de Montesoro à Bastia, ce lundi 7 avril, aux alentours de 8 h 30.

Il y a quelques jours, un appel au débrayage avait été lancé par les syndicats STC Éducation et FSU SNUipp-pour dénoncer une nouvelle atteinte à l’intégrité des personnels après qu’une enseignante a été agressée physiquement et menacée par une mère d’élève, vendredi 4 avril, dans les locaux de l’établissement scolaire.

Des actes violents qui se multiplient depuis plusieurs mois

Présent sur place, le recteur de l’académie de Corse, Rémi-François Paolini, a tenu à assurer les enseignants de son soutien : « C’est le rôle du recteur d’être aux côtés de ses équipes, surtout dans les moments difficiles. Nous avons un message clair : aucune agression, aucune menace ne peut être tolérée.« 

Cette violence est inacceptable souligne également Fabien Mineo, secrétaire départemental du SNUipp-FSU pour la Haute-Corse, présent également lors du rassemblement :  » Nous saluons la présence à Bastia du recteur, des collègues de l’institution, des syndicats. Mais ce débrayage ne suffira absolument pas. Les actes violents se multiplient depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, les collègues attendent des réponses fortes pour pouvoir aller travailler dans des conditions sereines. « 

Une réunion est en cours dans les locaux de l’école Defendini où le personnel éducatif réclame des sanctions fortes face à la multiplication des actes de violence en milieu scolaire.

Les syndicats dénoncent une « américanisation« 

Le syndicaliste déplore également un climat de suspicion généralisée. Il revient sur la récente mise en cause du directeur de l’école maternelle, largement relayée sur les réseaux sociaux, et précise qu’une plainte a été déposée à son encontre. Pour lui, cette situation reflète une dérive inquiétante : « Aujourd’hui, on assiste à une forme d’“américanisation”. On porte plainte pour un oui ou pour un non, et les fonctionnaires deviennent des cibles faciles. Il est temps que l’institution assume ses responsabilités et nous protège. La protection fonctionnelle a été accordée, c’est un premier pas. Mais la justice doit maintenant frapper fort. « 

La personne mise en cause dans l’agression de l’enseignante a été placée en garde à vue et « sera prochainement jugée » a affirmé le recteur.

Dans un communiqué reçu ce jour, l’intersyndicale du collège Jean-Félix Orabona de Calvi a exprimé son « soutien total à l’enseignante de l’école Defendini agressée et menacée » et a dénoncé la dégradation continue des conditions de travail dans l’Éducation nationale, rappelant que « la grande majorité des enseignants accomplit sa mission tant bien que mal, malgré des salaires insuffisants, des difficultés croissantes et une hostilité grandissante d’une partie de la société« .

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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