En Gironde, l’agresseur du maire de Bieujac arrêté et jugé : « Oui, je lui ai manqué de respect

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L’agression du maire de Bieujac n’est pas restée sans réponse. Pour rappel, le 25 mars, Frédéric Birac a demandé à un conducteur de ne pas rouler sur un chemin piéton qui relie la salle polyvalente au boulodrome. La situation a dégénéré. Le récalcitrant a donné trois coups de poing à l’élu en l’insultant copieusement. Le médecin du Centre d’accueil en urgence de victimes d’agression (Cauva) a estimé le traumatisme psychologique à trois jours d’ITT. L’enquête de la gendarmerie a permis de retrouver l’agresseur, un père de famille de 39 ans, administrativement domicilié à Toulenne.

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L’autoentrepreneur dans le nettoyage, vivant au RSA, a été jugé en comparution immédiate vendredi 4 avril au tribunal correctionnel. Pas une première pour l’intéressé déjà condamné pour vol, exhibition sexuelle, conduite sans permis et transport d’arme non autorisée. « Je suis descendu de la voiture, j’ai dit que je reprenais mes boules de pétanque et que je partais. Je l’ai bousculé mais je ne lui ai pas mis de coup de poing. Oui, je lui ai manqué de respect », a-t-il avoué à la barre en se défendant : « C’est quand je l’ai bousculé qu’il m’a dit qu’il était le maire de la commune. » L’agresseur s’est excusé en garde à vue. « C’est du niveau bac à sable de se prendre la tête pour si peu », a-t-il convenu à la barre.

L’agresseur est… inéligible

L’élu n’était pas présent à l’audience. Il était représenté par Me Alice Morvan du cabinet Vallies, sollicitée par l’Association des maires de Gironde. Le tribunal a condamné l’offenseur à une peine de cent quarante heures de travaux d’intérêt général avec interdiction d’entrer en contact avec l’élu et d’apparaître dans la commune de Bieujac pendant trois ans. Même durée pour la peine complémentaire d’inéligibilité.

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Le maire Frédéric Birac a avoué à « Sud Ouest » avoir été choqué. « Mais je ne vais pas baisser les bras. Cet accrochage n’est pas représentatif de ce que je vis au quotidien. Je vais continuer. » L’élu de 42 ans compte se représenter dans un an.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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