
Un des suspects jugé le 22 mai prochain pour violence présumée contre des militants LFI proches de Sébastien Delogu à Marseille est en réalité employé à la mairie emmenée par Benoît Payan. L’entourage du maire affirme qu’il va être bientôt licencié.
L’un des mis en cause dans l’agression de militants LFI proches de Sébastien Delogu à Marseille est un employé de mairie, a appris Le Figaro auprès de l’entourage du maire de Marseille Benoît Payan, confirmant une information initiale de Marsactu.
Lors de sa première présentation devant un juge d’instruction, aux côtés de l’adjoint au maire Sébastien Jibrayel et de son père, l’ancien député Henri Jibrayel, tous deux également mis en cause, cet homme n’avait pourtant pas déclaré être employé à la mairie de Marseille, se disant en instance de licenciement dans une société, pour inaptitude suite à un accident corporel.
Il aurait en réalité cumulé deux emplois, selon nos confrères. Un cumul qui a été réalisé «sans demande de dérogation», affirme-t-on à l’hôtel de ville. Président d’une association sportive dans les quartiers nord de Marseille, cet homme avait récemment été employé à un poste de responsable des équipements à la direction des sports. Pour rappel, jusqu’à son arrestation, Sébastien Jibrayel était adjoint aux sports de Benoît Payan.
Entretien préalable à licenciement
«Un jury s’est réuni pour statuer sur sa candidature le 7 novembre, précise-t-on dans l’entourage de Benoît Payan. Ils ont jugé qu’il était le meilleur candidat. Son dossier était ensuite dans les mains des ressources humaines qui ont été destinataire de l’avis du jury et a vérifié son casier judiciaire. Le casier qui nous a été transmis était vierge. Son contrat a été signé par les ressources humaines le 30 décembre puis par lui-même le 8 janvier pour une prise de poste le 1er février», soit après l’agression.
«Un courrier lui a été envoyé pour le convoquer à un entretien préalable à un licenciement ce vendredi matin», affirme la même source. Dans un mail envoyé au cabinet de Benoît Payan, Pierre Robin, du groupe d’opposition à droite Une volonté pour Marseille, demande à pouvoir consulter son dossier de recrutement. «Nous démentons toute intervention de Sébastien Jibrayel dans ce recrutement», souligne-t-on dans l’entourage de Benoît Payan, pour qui le processus d’embauche était «normal».
Concernant Sébastien Jibrayel qui était adjoint aux sports à la mairie de Marseille, Benoît Payan a annoncé qu’il «retirait sa délégation et l’ensemble de ses responsabilités municipales». Cette décision a été prise «sans préjuger de l’issue de la procédure judiciaire», a précisé l’édile, affirmant que «l’exemplarité est une ligne de conduite indispensable à l’exercice des mandats publics».
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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