Agression du maire de Monze : un ancien militaire condamné

, Agression du maire de Monze : un ancien militaire condamné

l’essentiel Hier, un Lesquinois de 50 ans a été jugé devant le tribunal de Carcassonne pour répondre de menaces de mort et de violences sur un élu public, ainsi que de violence avec menace d’une arme à l’encontre d’une secrétaire de mairie. Les faits remontent au 26 février à Monze.

Après un week-end à la maison d’arrêt de Carcassonne, c’est sous escorte des agents de la pénitentiaire qu’Alexis est arrivé hier devant le tribunal de Carcassonne. Natif de Lesquin (Nord), cet ancien infirmier militaire de 50 ans était poursuivi pour des violences et des menaces de morts à l’encontre du maire de Monze, Christian Caverivière. Mais aussi pour des violences à l’encontre de la secrétaire de mairie sous la menace d’un couteau, ainsi que des violences envers deux militaires de la gendarmerie, sur lesquels il avait foncé avec sa voiture. Cette folle et traumatisante histoire remonte au mercredi 26 février.

Ce jour-là, le maire de Monze avait été pris à partie par le prévenu à deux reprises. Tout d’abord vers 9 h 15, alors qu’il se trouvait dans la cour de l’école avec un employé communal. Un pavé avait été jeté par Alexis en direction de l’édile, qui n’avait fort heureusement pas été atteint. La grosse pierre a fini sa course sous la voiture. Puis vers 14 h 15, alors que le maire était en réunion dans son bureau. Face à la jeune secrétaire de mairie à l’entrée, le prévenu avait exigé de voir Christian Caverivière, en brandissant un couteau. C’est un adjoint qui fera finalement fuir le fou furieux. Suite à ce nouvel épisode de violence, le maire de Monze avait alors appelé les gendarmes.

Blessé de guerre en Afghanistan, après avoir été touché d’une balle dans la tête et avoir perdu un œil, celui-ci est « imprévisible ». Quand les gendarmes de Trèbes l’ont appelé pour le convoquer à la brigade, il leur a répondu qu’il refusait de venir, et que s’ils venaient le chercher, il les accueillerait avec une tronçonneuse. L’interpellation va dès lors être très compliquée. Avec un suspect parti en voiture, qui va foncer sur les gendarmes en manquant de les renverser, avant d’être en pris en tenaille et de percuter un véhicule de gendarmerie à plusieurs reprises. Retranché dans sa voiture avec un couteau, le suspect ne sera finalement interpellé qu’avec l’appui d’un négociateur.

Du rapport du psychiatre qui l’a examiné, il ressort que le prévenu est « incapable de gérer ses explosions de colère. Il relève un léger trouble du jugement ». C’est quelqu’un qui est « dangereux pour lui-même et autrui ». Il est suivi par un psychiatre et dit qu’il n’avait « pas pris son traitement le jour des faits ». Devant le tribunal, le prévenu les a reconnus « dans leur intégralité », avant de revenir sur le vendredi 13 septembre 2024, « où les gendarmes ont fouillé ma maison devant ma famille. J’ai vécu cette perquisition comme un véritable guet-apens. Depuis cette agression du vendredi 13, j’ai toujours un couteau sur moi… Je regrette ma colère ». Cette perquisition à son domicile, le prévenu explique dans la procédure qu’elle serait à cause du maire. Il en fait une vraie fixation.

Aux intérêts de Christian Caverivière et de sa secrétaire, Me Philippe Pech de Laclause (barreau de Paris) n’a pas exclu « l’idée d’un stratagème chez le prévenu, au-delà des accidents qu’il a vécu. Est-ce suffisant de répéter à l’envi qu’il reconnaît ses torts ? On essaie de faire passer ces faits pour une simple crise sporadique ! Le maire et sa secrétaire ont été traumatisés. Elle est dévastée ! Que cet homme se soigne, qu’il arrête d’en vouloir à la société ».

Au ministère public, son représentant a requis vingt mois de prison, dont dix-huit assortis d’un sursis probatoire pour deux ans, avec un maintien en détention. Pour la défense, Me Hichem Laredj (barreau de Carcassonne) a plaidé sur la personnalité de son client, « qui est un homme détruit par la vie… Il s’est vu décerner la médaille militaire et la légion d’honneur des mains du président de la République. C’est un déshonneur pour lui d’être incarcéré ! Comment peut-il être stratège, alors que son cerveau est bousillé par des opérations ? »

À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement condamné le prévenu à un an de prison assorti d’un sursis probatoire, avec notamment l’interdiction d’entrer en contact avec le maire de Monze ou sa secrétaire, et même de venir en mairie.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.