
Nous jouissons en France de la liberté d’expression, un point fondamental de notre démocratie. Mais parfois, celle-ci peut déraper et devenir de la violence verbale, être diffamatoire ou parfois insultante. Dans d’autres cas, encore plus graves, certains individus joignent l’acte à la parole. Cette tendance aux violences envers les élus n’est pas un phénomène cantonné à Autun et à son maire. « Cela fait huit ans que je suis maire. Je me croyais plus chanceux que d’autres maires. Je voyais cela de manière éloignée. Mais ces violences sont montées crescendo pour qu’en 2024, cela devienne intense », indique Vincent Chauvet, maire d’Autun.
Rat, tentative d’incendie sur voiture, insultes…
« Quand je suis sortie de ma maison avec ma fille, nous avons trouvé un rat mort », déclare le maire. Un habitant d’Autun, après avoir glissé une lettre signée sous la porte de la maison de l’édile, a ajouté un rat mort sur la poignée de sa porte d’entrée. Selon Vincent Chauvet, l’acte, survenu en novembre 2024, est lié à un mécontentement concernant le changement du rythme des collectes des ordures ménagères. « Monsieur le maire, je suis désolé de me voir contraint à cette action désagréable », peut-on lire sur cette lettre. Cet acte montre que la sphère privée de l’élu n’a pas été respectée. « Je veux bien qu’on attaque ma politique, mais que cela se passe en mairie et pas devant chez moi. Je ne veux pas que ma maison devienne un lieu de revendications. L’affaire est en cours », précise le maire.
Toujours devant sa maison, les pompiers sont intervenus pour un début d’incendie sur la voiture de service de la mairie que Vincent Chauvet avait prise. « Les prévenus seront jugés le 20 juin 2025. Cette affaire fait suite au refus d’un mariage communautaire », souligne le maire.
Dans une interview, en mai 2024, le maire de Charbonnat, Fabrice Voillot , racontait comment des individus l’avait interpellé en mars par « Voillot bouge ton cul » sur des affichages en plein cœur du bourg.
Les réseaux sociaux comme caisse de résonance
Par de nombreux aspects, les réseaux sociaux peuvent être intéressants pour une grande majorité de personnes. Il n’en demeure pas moins que ceux-ci sont une caisse de résonance pour une société qui a de moins en moins confiance dans les institutions et ses politiques. « À chaque fois que l’on m’insulte ou qu’on écrit des propos diffamatoires à mon égard, à l’égard de ma famille ou de la mairie, j’attaque soit en nom propre, soit la mairie dépose plainte via son avocat », précise le maire. Il en va de même pour les atteintes sur du matériel ou sa maison. Néanmoins, il souligne que certaines plaintes demeurent sans suite.
À l’échelle du département
Lors de la dernière réunion de l ’association des maires de Saône-et-Loire , il a été question de la violence faite aux maires. Il en ressort qu’entre 2020 et 2023, les faits d’incivilités ont augmenté de 13 points, passant de 53 % à 69 %. Les injures ou insultes ont augmenté de 10 points (de 29 % à 39 %). Les attaques sur les réseaux sociaux sont passées de 20 % à 27 % (7 points). Quant aux attaques physiques, celles-ci ont augmenté de deux points, passant de 5 à 7 %.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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