
Ce mercredi 15 janvier 2025, Patrick Muratorio a été jugé devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, pour avoir posté un article jugé diffamant sur le site internet de la commune de Mérial dont il est maire.
« Nouvelle agression d’un élu à Mérial : ce soir vers 18 h 15, alors qu’il discutait avec son employé Castor devant le château de Mérial, Jean-Marc Muratorio, conseiller municipal et conseiller communautaire a été violemment frappé au visage devant témoin par un frère Caux. Les Caux venaient d’emprunter en toute illégalité le chemin derrière l’église sous le regard médusé de Jean-Marc lorsque ce dernier leur a précisé que le chemin était fermé. C’est alors que le conducteur a arrêté le véhicule et lui a donné un violent coup de poing au visage sous le regard de Castor qui n’en croyait pas ses yeux (Sic). » Le 22 septembre 2022, jour de l’agression dénoncée, c’est ce message qu’a posté le maire de Mérial, Patrick Muratorio, sur le site de la commune qu’il administre depuis 2020. Pour situer Mérial, une commune de 32 habitants, nous sommes dans le sud-ouest du département de l’Aude dans le Pays de Sault.
Ce mercredi 15 janvier 2025, c’est dans ce contexte que Patrick Muratorio a été cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, pour répondre de « diffamation envers des particuliers par moyen de communication au public par voie électronique ». Natif de Toulon et âgé de 61 ans, le maire Mérial a reconnu avoir diffusé ce message « dans le but d’informer la population de cette nouvelle agression d’élu et non pas de diffamer des gens. Je n’ai pas fait preuve de légèreté avant de publier cet article. C’est après mûre réflexion ! »
Le hic, c’est que le maire de Mérial pointe du doigt les frères Caux, sans vraiment nommer celui qui serait l’auteur des violences à l’égard de son frère Jean-Marc. Selon les principaux concernés, ce sont eux qui seraient intervenus pour séparer Jean-Marc Muratorio d’une échauffourée avec un ouvrier agricole, Castor, alors que les deux se battaient…
Les faits de violence avaient fait l’objet d’un classement sans suite
Au soutien des frères Caux, Me Pascal Clément, du barreau de Narbonne, a relevé « des propos diffamant » envers ses clients, « qui ne reconnaissent pas l’agression ». Et de souligner que ces faits de violences ont ensuite fait l’objet d’un classement sans suite. Selon l’avocat des parties civiles, « le maire de Mérial a usé de ce site internet comme d’une tribune ! ». La somme de 10 000 euros a été sollicitée pour le préjudice moral subi par les deux frères. Au ministère public, le substitut du procureur a regretté que le maire n’ait pas cherché à faire les vérifications nécessaires avant de publier son message. Une amende de 1 000 euros assortie du sursis simple a ainsi été requise.
Pour la défense, Me Thomas Auset, du barreau de Perpignan, a parlé d’« une double peine » pour le maire de Mérial, « dans un contexte où il est dans son combat face aux violences envers les élus qui ne cessent d’augmenter. Ni l’un ni l’autre de frères ne peut dire qu’il est directement visé par cette publication. À mon sens, il y a un défaut d’identification sur le propos diffamatoire ! » Pour les violences dont a fait l’objet Jean-Marc Muratorio, qui lui a valu huit jours d’ITT, l’avocat perpignanais a tenu à préciser que « l’enquête était toujours en cours suite à une réouverture par le parquet de Carcassonne, qui a estimé que « le non-lieu prononcé était prématuré ».
À l’issue de son délibéré, le tribunal a condamné le maire de Mérial à 1 000 € d’amende. Il devra également verser 200 € à chacun des frères Caux pour leur préjudice.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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