Sanctions alourdies, accompagnement des victimes : les députés examinent le texte pour mieux protéger les élus

Des sanctions plus lourdes en cas d’agression ou de harcèlement, un accompagnement psychologique mais aussi financier… voici quelques-unes des mesures contenues dans le projet de loi qui vise à mieux protéger les élus locaux. Adopté en première lecture au Sénat, le texte est examiné à partir de ce mardi par les députés à l’Assemblée nationale.

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Issu du Sénat, il préfigure un chantier visant à rendre le statut d’élu local plus attractif. Les mesures répondent d’abord à la hausse des actes hostiles contre les élus, qui vont des injures aux agressions physiques. L’an dernier, l’incendie volontaire du domicile du maire de Saint-Brevin-les-Pins, en Loire-Atlantique, et l’attaque à la voiture bélier du domicile de celui de L’Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne, avaient marqué les esprits.

Les violences contre les élus en forte hausse

Plus de 2 300 violences contre des élus ont été enregistrées en 2023, selon le ministère de l’intérieur. Une hausse d’environ 15% par rapport à 2022. C’est un « message aux maires des petites communes et à tous ces élus locaux subissant ces violences et incivilités », plaide la députée Renaissance du Nord Violette Spillebout, rapporteure du texte à l’Assemblée.

Les mêmes sanctions que pour les violences envers les policiers

Parmi ses mesures phares, la proposition de loi aligne les sanctions prévues en cas de violence contre des élus locaux sur celles visant des dépositaires de l’autorité publique, comme les policiers. Elles pourront aller jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende en cas d’incapacité de travail supérieure à huit jours.

Les injures et le harcèlement visés

Dans le cas d’injures publiques, une peine de travail d’intérêt général est créée, avec une circonstance aggravante pour les cas de harcèlement, notamment en ligne, lorsque la victime est titulaire d’un mandat électif. En commission, les députés ont étendu le dispositif aux « outrages ».

Les délais de prescription allongés

Les délais de prescription sont allongés en cas d’injures et de diffamation publique, passant de trois mois à un an. Les députés ont précisé en commission que cette mesure s’appliquerait lorsque la victime est titulaire d’un mandat électif, mais aussi si elle est candidate à un mandat.

Des élus victimes mieux accompagnés

Le texte prévoit aussi d’améliorer la prise en charge des élus victimes d’agressions ou d’injures. La « protection fonctionnelle » existant pour les agents publics serait ainsi attribuée automatiquement, sur demande, aux élus locaux ayant un mandat exécutif. Les candidats aux élections locales ou nationales pourront aussi demander cette protection.

Le texte prévoit aussi le remboursement par l’État d’éventuels frais engagés par des candidats pour leur sécurité durant une campagne, quel que soit le résultat de l’élection.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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