Après plusieurs rebondissements, la maire de Méry-sur-Marne et ses colistiers démissionnent

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La décision a été prise il y a quelques jours seulement. Isabel Lourenço Ribeiro, la maire de Méry-sur-Marne (Seine-et-Marne), a démissionné de son poste, ainsi que ses quatre colistiers restants, Isabelle Boulanger, Issam Khediri, Alain Dauvent et Frédéric Abate. « J’ai pris la lourde décision de quitter mes fonctions à la fin de cette année. Il ne s’agit ni d’un abandon, ni d’un renoncement à mes engagements envers la commune, mais d’une mesure nécessaire pour protéger mon intégrité physique et psychologique », a-t-elle annoncé dans une lettre rédigée à l’attention des habitants de la commune, dans laquelle elle énumère les projets menés au cours de ces quatre dernières années. Le village de 632 habitants se retrouve donc sans maire, et sans conseil municipal, depuis le 1er janvier 2025.

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Mise en minorité de la maire

Les deux premiers adjoints avaient déjà démissionné depuis la rentrée de septembre, Térézinha Alves Pereira pour des raisons personnelles et professionnelles, mais également l’ancien adjoint aux finances, Bruno Clément, qui avait quant à lui tout de même gardé son manteau de conseiller municipal indépendant. « Je voulais que ça change dans le village, mais j’ai découvert des choses au niveau de la gestion des finances qui ne me correspondaient plus », réagit-il, soulignant ainsi des désaccords politiques et un « manque d’information » de la part de la maire, voire d’éventuelles « manipulations ».

L’ex-adjoint démissionnaire avait exprimé son désaccord concernant certains choix, en particulier la signature de contrats avec des prestataires « sans avoir procédé aux appels d’offres nécessaires », parlant de pratiques « allant à l’encontre des principes de bonne gouvernance, de transparence et d’équité ».

Suite à cela, Isabel Lourenço Ribeiro s’était alors retrouvée en minorité, ou plus exactement sans majorité au sein du conseil, c’est-à-dire qu’un nombre plus important de conseiller était déclaré de l’opposition. En effet, 6 conseillers sur les 11 composant le conseil municipal avaient en fin d’année demandé une réunion du conseil municipal avec à l’ordre du jour le retrait de délégation de pouvoirs accordés à la maire en début de mandat, ainsi qu’une « demande de remboursement d’honoraires d’avocats que celle-ci aurait fait payer par la commune sans autorisation du conseil municipal ».

Cette position délicate risquait fortement de bloquer le bon fonctionnement de la mairie dans les mois à venir. Cependant, la démission de la maire et de ses quatre derniers colistiers met un point final à cette situation.

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Un village « pris en otage »

« J’aurais souhaité poursuivre mon mandat jusqu’à son terme afin de mener à bien les projets en cours […], toutefois cette situation rend aujourd’hui la poursuite de mon mandat intenable », ajoute Isabel Lourenço Ribeiro. La situation dont elle parle, c’est celle d’un « climat de tensions et d’agressions », « de menaces de mort », de « campagnes de dénigrement, de mensonges et de trahisons. » Elle poursuit : « Je refuse de laisser ces quelques élus exploiter un événement de ma vie privée survenu en juillet 2021 pour entraver et nuire au bon fonctionnement de la vie communale. »

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Selon elle, elle accorderait « trop d’importance aux habitants et au village, pour que ce dernier soit  »pris en otage » par certains élus. » Depuis septembre 2021, ces derniers tenteraient « par tous les moyens » de lui « porter préjudice », l’« anéantir », « ne relevant aucunement de l’intérêt de la commune ». Et de conclure que « leur quête de vengeance va à l’encontre de l’intérêt général des Mérycards. Ces actions sont contraires à mes valeurs républicaines et du respect dû aux élus qui servent la commune. »

La préfecture entamera dès ce mois-ci la transition pour la continuité du service public et des affaires courantes de Méry-sur-Marne, dans l’attente de nouvelles élections municipales qui se dérouleront au maximum dans un délai de trois mois.

Le futur conseil ne restera en place que pour une durée d’un an, les prochaines élections municipales étant fixées en mars 2026.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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