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« Ça fait très longtemps que j’ai envie d’être entendue », lance la prévenue, une femme de 34 ans. Elle comparaissait devant le tribunal de Dieppe (Seine-Maritime), vendredi 6 décembre 2024, pour avoir commis des faits d’outrage envers du personnel de la Ville de Dieppe ainsi qu’une élue, en novembre et décembre 2020.
La Dieppoise était aux côtés de son compagnon, âgé de 36 ans, lui aussi jugé pour les mêmes faits ainsi que pour des menaces commises en avril 2021.
Le couple a un enfant en bas âge et vit dans un logement en location, appartenant à la mairie, avec la possibilité de l’acheter. Toutefois, de gros problèmes d’insalubrité sont constatés avec des moisissures et de l’humidité très présentes depuis un moment.
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Le compagnon décide de contacter les services d’hygiène et une association, mais il est renvoyé vers les services de la ville. Le 9 novembre 2020, il souhaite montrer des photos présentant les traces d’insalubrité à du personnel de mairie ainsi qu’à une élue, mais ils n’ont pas voulu les regarder. Le ton monte et il finit par les insulter de « bons à rien ».
« Elle m’a insulté de mauvaise mère »
Un mois plus tard, le 7 décembre, c’est sa compagne qui, avec son enfant, se rend à la mairie. Elle se retrouve face à cette même élue et une salariée de la mairie.
Et à ce moment-là, le ton monte également : « J’étais à bout par rapport au logement, je suis asthmatique, je suis venue voir l’élue en tant que maman avec un enfant en bas âge qui craint pour sa santé. Elle m’a insulté de mauvaise mère. J’étais venue avec une demande de logement social, je voulais savoir s’ils avaient une solution pour moi. Elle m’a répondu qu’il n’y en avait pas pour des gens comme moi ».
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Ce qui l’a excédée, c’est que l’élue aurait dit à son enfant « qu’à cause de ta mère, tu vas dormir dans la rue ». La jeune femme a vu rouge et a fini par insulter les deux femmes de « connasses ».
Devant la barre du tribunal, elle regrette qu’aucune des deux personnes ne soit présente pour s’expliquer, d’autant « que j’ai eu affaire à d’autres salariés de la mairie et ça s’est très bien passé ».
Enfin, en avril 2021, la situation n’évoluant pas, monsieur s’emporte dans l’hôtel de ville et finit par dire à l’élue et la salariée qu’il sait où elles habitent. « Je ne comptais pas les menacer, se défend-il. C’était pour mettre un coup de pression. »
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L’avocat du couple évoque un logement parsemé de champignons. « Tant qu’ils n’achètent pas la maison, ce sera comme ça », poursuit-il. Les deux prévenus reconnaissent les faits et sont condamnés à un stage de citoyenneté.
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