Excédée par les nombreuses attaques personnelles dont elle est victime depuis plusieurs semaines, Marion Lafarie a compilé, le 7 octobre dernier sur sa page Facebook, une quinzaine de messages publiés sur les réseaux sociaux et la ciblant directement. La maire adjointe en charge de la mobilité y est insultée et menacée. Les propos realyés (anonymement ou non) sont sexistes et agressifs. « On n’a pas été élus pour subir ça, écrit Marion Lafarie. On peut avoir des divergences politiques, mais là ça va trop loin ! »
Ligne rouge
Quinze jours après cette révélation, la mairie d’Annecy annonce que « plusieurs élus de l’équipe municipale » attaqués sur les réseaux sociaux ont porté plainte. « Aujourd’hui, dès que l’on s’engage, dès que l’on s’expose on est la cible de diffamations, d’insultes et aussi d’intimidations », regrette Guillaume Tatu. L’adjoint en charge de la jeunesse est lui aussi la cible de propos haineux sur les réseaux sociaux. « Il y a une ligne rouge à ne pas dépasser et à un moment donné il faut savoir dire stop. »
Dans un communiqué, la mairie d’Annecy dénonce ces faits. « Portés par un sentiment d’impunité, et dans un contexte national où les discours à caractère haineux tendent à se banaliser dans l’espace public, une poignée de comptes particulièrement actifs sur les réseaux sociaux mènent de véritables campagnes de harcèlement en ligne, de rumeurs infondées et pernicieuses et de désinformation à l’égard de l’équipe municipale d’Annecy. »
Ne pas attendre un drame ou une agression physique pour agir
Le maire d’Annecy explique qu’il est « hors de question que ces attaques inacceptables et interdites par la loi puissent affecter l’équilibre physique et psychique des personnes visées ». François Astorg estime que le cyberharcèlement (…) les propos haineux « peuvent inciter à la violence sur personne ». « Nous ne pouvons attendre un drame ou une agression physique pour agir », poursuit-il, tout en indiquant que des plaintes seront systématiquement déposées « dès lors que des faits de cyberharcèlement par injure ou diffamation publique seront identifiés ».
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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