Insulté en public, un maire de l’Oise porte plainte : « la situation menaçait de dégénérer »

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C’est alors qu’il se rendait à l’inauguration d’un nouveau commerce dans sa commune de 3 500 habitants qu’Aymeric Bourleau, maire (LR) de Crèvecœur-le-Grand, dans le nord de l’Oise, a été pris a partie verbalement par un individu présent pour l’évènement alors qu’il n’était pas convié.

Une altercation de plusieurs dizaines de minutes débute, alors que l’évènement s’annonçait joyeux, puisqu’il s’agissait d’un rendez-vous précédant l’ouverture du premier « restaurant à l’essai » des Hauts-de-France, le 9 octobre dernier.

« Il a levé la main en menaçant de me frapper »

« En arrivant, je me suis aperçu qu’une conseillère régionale d’opposition était là, ce qui était déjà surprenant. Mais aussi l’individu mis en cause, à qui j’ai demandé à quel titre il était présent. Il est alors entré dans une forme de réaction hystérique me demandant de dégager à plusieurs reprises, ce qui est absolument ubuesque », se rappelle Aymeric Bourleau auprès d’Actu Oise.

J’ai subi des insultes. J’ai eu droit à différents propos diffamatoires sur le plan professionnel, de la vie privée… C’est allé crescendo sur une demi-heure. Il m’a ensuite adressé des gestes obscènes, puis a levé la main en menaçant de me frapper.

Aymeric Bourleau Maire (LR) de Crèvecœur-le-Grand

La situation commence a dégénérer. C’est un témoin qui intervient « pour éviter une prise à partie physique de l’édile et ramener le calme », indiquent les gendarmes de l’Oise, qui ont reçu une plainte du maire deux jours plus tard.

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« Son attitude était totalement déplacée, c’est ce qui a motivé mon dépôt de plainte », poursuit-il. « Il n’est pas admissible que l’on se comporte de cette manière avec un élu de la République ».

Je voyais que la situation menaçait de dégénérer. Il semblait résolu à passer à l’acte lorsqu’il a menacé de me frapper. Mais je n’ai pas voulu faire intervenir les forces de l’ordre dans la foulée, par respect aux commerçants qui nous accueillaient.

Aymeric Bourleau Maire (LR) de Crèvecœur-le-Grand

Le mis en cause sera convoqué au tribunal

Quant à l’homme visé par cette plainte, un habitué de Crèvecœur-le-Grand, il assure à Oise Hebdo qu’il « ne voulait pas frapper le maire » et assure subir « du harcèlement ». Ce dernier se serait rendu sur place pour prendre des photos de la conseillère régionale. 

Sur les réseaux sociaux, les militaires expliquent de leur côté que le mis en cause, entendu, « reconnaît partiellement les faits ». Celui-ci sera convoqué en mars prochain devant le tribunal correctionnel de Beauvais pour répondre de ses actes. 

De plus en plus de maires agressés

Dans l’Oise, de trop nombreux élus ont déjà été victimes de menaces ou de violences, le plus souvent de la part de leurs administrés. 

Rien que ces derniers mois, les exemples sont multiples : le maire de la commune d’Hénonville, agressé d’un coup de tête ou encore la maire de Moulin-sous-Touvent agressée par une automobiliste.

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« On a affaire à des gens de plus en plus agressifs. Depuis la période du Covid, les personnes sont de plus en plus tendues », analyse le maire de Crèvecœur-le-Grand. « Les positions peuvent être radicalisées, c’est parfois difficile de nouer un dialogue ». 

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