
« Protocole de soins »
Selon des informations de Valeurs actuelles qui a révélé l’affaire, il était en possession de 1,35g de 3-MMC, une drogue de synthèse en plein essor en France.
Andy Kerbrat n’a pas été mis en garde en vue, mais entendu le lendemain au commissariat en audition libre. Il dit se mettre « à disposition de la justice » qui va le convoquer « dans le cadre d’une ordonnance pénale », ajoutant qu’il « se battra contre son addiction » et va « suivre un protocole de soins » afin de pouvoir reprendre son activité parlementaire.
« Les addictions touchent toute la société, parlementaires et ministres inclus. »
Plusieurs personnalités de gauche ont apporté leur soutien au député âgé de 34 ans, comme sa collègue écologiste Sandrine Rousseau : « Tu as reconnu, tu es dans un parcours de soin, reviens-nous en forme ». La députée de Paris rappelle que « la consommation de drogue et l’addiction sont un enjeu de soin, de santé psychique et d’accompagnement ».
La sénatrice écologiste Mélanie Vogel souhaite « bon courage dans le chemin de soin » emprunté par Andy Kerbrat, et regrette que la politique française soit « focalisée sur la répression plutôt que sur l’essentiel : le soin ».
La 3-MMC, qu’est-ce que c’est ?
La 3-MMC est en plein essor en France, notamment dans les milieux festifs, prise comme une cocaïne à moitié prix. « La 3-MMC ou 3-methylmethcathinone est une molécule synthétique dérivée des cathinones », écrit l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. « Elle est stimulante et se présente principalement sous forme de poudre dont les propriétés sont similaires aux amphétamines. Elle fait partie du groupe des cathinones de synthèse, qui est une famille de NPS, pour « Nouveaux Produits de Synthèse » ».
De son côté, le médecin et sénateur socialiste de Paris Bernard Jomier rappelle que « les addictions touchent toute la société, parlementaires et ministres inclus ».
Le conseiller municipal de Nantes et délégué local du parti Horizons Guillaume Richard, estime en revanche qu’Andy Kerbrat doit démissionner de ses fonctions. « Se présenter comme ‘victime de son addiction‘ est une insulte pour les Nantais », qui ont élu le député en juillet dernier, estime-t-il.
« Tu as reconnu, tu es dans un parcours de soins, reviens-nous en forme. »
Le député du Rassemblement national Laurent Jacobelli ironise, demandant pourquoi le député « ne s’est-il pas fourni chez son collègue Louis Boyard », faisant référence au fait que ce dernier avait reconnu en 2021 avoir vendu de la drogue lorsqu’il était plus jeune pour financer ses études.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
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