EXCLUSIF L’INDÉPENDANT. Visé par trois plaintes pour « agression sexuelle », le maire de Port-Vendres sort du silence pour se défendre

, EXCLUSIF L’INDÉPENDANT. Visé par trois plaintes pour « agression sexuelle », le maire de Port-Vendres sort du silence pour se défendre

Grégory Marty, le maire de Port-Vendres, mis en cause par deux de ses employées municipales et une opposante, a décidé de s’exprimer ce jeudi 3 octobre 2024, réfutant la totalité des faits de harcèlement ou d’atteinte à caractère sexuel qui lui sont reprochés.

Au vu de l’ampleur médiatique prise ces derniers jours par l’affaire, le maire de Port-Vendres Grégory Marty a finalement décidé de prendre publiquement la parole face aux trois plaintes pour « agression sexuelle » déposées contre lui.

Une jeune femme de 22 ans, qui occupait le poste de secrétaire du maire, en CDD jusqu’en décembre, a d’abord dénoncé des faits de harcèlement et atteinte à caractère sexuel le 3 juin auprès des gendarmes de la brigade de recherches de Rivesaltes. Puis, récemment, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte, ont également été recueillies les dénonciations d’une autre employée communale d’environ 45 ans et d’une ex-colistière d’environ 70 ans.

« Tout d’abord, j’ai commencé à entendre parler de ces deux nouvelles plaintes mercredi par un mail et vendredi dernier en conseil municipal par un de mes opposants. Comme je n’en savais rien, je n’ai pas souhaité m’exprimer. J’ai simplement répondu qu’une enquête était en cours. Jusqu’à ce que je lise mercredi que cela était confirmé par le procureur », déroule le maire qui réfute tous les faits imputés. Appuyé par son avocat Me Mathieu Pons-Serradeil. « La difficulté est de ne pas pouvoir se défendre et de voir son honneur mis à mal. Mais ça laisse imaginer n’importe quoi. Ça a explosé et désormais, notre silence ne serait plus considéré comme de la simple prudence. »

« Dès que ce sera possible, je déposerai plainte à mon tour pour dénonciation calomnieuse »

Alors, l’élu aligne les éléments de défense qui lui sont autorisés par le secret de l’enquête. Il rappelle qu’au terme des 40 heures de garde à vue dont il a fait l’objet en juillet concernant la première plainte, il est « ressorti sans aucune charge, sans aucune mesure de contrainte, ni interdiction de contact avec qui que ce soit ». « On a demandé une confrontation avec la plaignante qu’elle a refusée », ajoute l’avocat. Et de poursuivre : « La secrétaire de mairie qu’elle remplaçait n’a jamais été entendue. Mais toutes les femmes agents de la commune l’ont été. Une seule, qui en juillet n’avait jamais dit qu’elle aurait été victime, aurait soudain déposé plainte il y a quelques jours ».

Quant à la troisième plainte, une ex-élue de la commune déclare avoir été contrainte de donner une gifle à Grégory Marty pour repousser ses avances. Le maire pointe là une « cabale politique ». « C’était une ancienne adjointe (*) du maire Jean-Pierre Romero, dont j’étais conseiller municipal et que j’ai battu en 2020 », précise-t-il. « Elle a utilisé le même style d’attaque pendant la campagne ».

Me Pons-Serradeil va plus loin. « Ces faits pourraient prescrits. Et on agrège des éléments qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, on parle d’agression et de violences mais s’il n’avait pas été maire, cette affaire n’aurait pas pris cette dimension ». Et Grégory Marty l’assure « dès que ce sera possible, je déposerais plainte à mon tour pour dénonciation calomnieuse ».

(*) Contactée ce jeudi, l’ancienne adjointe n’a pas donné suite.

L’opposition réclame une aide pour les plaignantes

Dans un communiqué au nom des élus d’opposition de Port-Vendres, Eric Paget-Blanc insistait à nouveau ce jeudi sur « le refus du maire de s’exprimer lors du dernier conseil municipal sur une affaire aussi grave qui le concerne ». « Je tiens particulièrement au respect de la présomption d’innocence« , ajoute-t-il. « Mais il est urgent que le maire s »explique devant les administrés ». Appelant dans un même temps à la mise en place de « mesures de soutien pour les deux employées municipales qui ont déposé plainte ».

« La mairie pourrait financer une aide psychologique, c’est la moindre des choses », développe-t-il. « On pourrait aussi apporter une solution pour trouver un emploi à la jeune femme dont le CDD arrive à terme en décembre et qui va se retrouver sans travail ».

« Ces deux femmes ne souhaitent pas communiquer, c’est difficile », rapporte Eric Paget-Blanc. « Mais la plaignante qui, elle, est en CDI et en arrêt maladie aussi, m’a dit que je pouvais transmettre qu’elle ne reviendrait pas tant que Grégory Marty serait en poste et qu’il ne démissionnerait pas. »

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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