
Menaces de mort
L’agression s’est déroulée jeudi peu avant 09 h 00, dans le centre-ville de la préfecture des Côtes-d’Armor. Le suspect, un Briochin de 44 ans, s’est d’abord rendu à l’hôtel de ville pour savoir où trouver le maire, avant de faire son entrée au Bistrot de la Poste où l’édile a ses habitudes. « Il demandait au serveur où était le maire et lui ordonnait de se préparer car il allait y avoir ‘‘un attentat’’ », a relaté le procureur. Hervé Guihard, maire depuis 2020 à la tête d’une équipe municipale de gauche, se trouvait à ce moment-là au fond de l’établissement, en réunion avec sa directrice générale des services.
Repérant puis interpellant le maire sur des « agressions commises en marge de manifestations militantes », le suspect s’est alors jeté sur lui « avec un couteau en main en le menaçant de le tuer à plusieurs reprises », a décrit Nicolas Heitz. L’élu a reçu plusieurs coups sur la tête et le visage, notamment avec le manche du couteau, alors qu’il se défendait en plaçant son bras en protection.
Alertés, les policiers ont alors fait évacuer le bar et tenté d’entamer un dialogue avec le porteur de l’arme, qui « plaçait le couteau sous sa gorge, menaçant de se suicider », selon le magistrat. Il a finalement été maîtrisé après que les policiers ont fait usage de leur pistolet à impulsion électrique, une demi-heure environ après le début des faits.
Une première interaction il y a quelques mois
En possession de deux couteaux, l’homme a été examiné par un médecin qui a jugé son état incompatible avec la garde à vue et a préconisé son admission en soins psychiatriques. Le préfet des Côtes-d’Armor a ordonné son hospitalisation complète, pour un mois. Le maire s’est quant à lui vu prescrire deux jours d’incapacité totale de travail en raison d’un « état de stress psychologique post-agression » et d’un hématome sous-cutané.
Durant la campagne des élections européennes, le même homme avait déjà perturbé une réunion publique de Raphaël Glucksmann, durant laquelle il avait traité Hervé Guihard « de nazi qui ne soutenait pas les antifas ».
Le maire a reçu des coups au niveau de la tête avec le manche d’un couteau, a précisé une source proche du dossier, ajoutant que l’agresseur présumé s’en était déjà pris au maire verbalement et publiquement.
Responsabilité pénale
Le suspect, qui ne travaille pas et touche une allocation adulte handicapée, a été condamné à deux reprises : en 2012 pour des faits de violences aggravées sur ascendant. Selon « Le Télégramme », qui a révélé l’information, le suspect avait été interpellé pour une agression au sabre japonais contre ses parents. L’homme a également été condamné en juillet 2023 pour envoi de messages malveillants par conjoint ou ex-conjoint et outrage à magistrat, selon le procureur.
Toujours suivi dans le cadre de cette dernière condamnation, l’agresseur avait déjà été hospitalisé à deux reprises en 2023, sans son consentement. Un expert psychiatre devra déterminer s’il était responsable pénalement au moment des faits ou si son discernement était aboli, a précisé le procureur, qui a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire confiée à un juge d’instruction dans les prochains jours.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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