
La communauté Emmaüs Toulouse a décidé de retirer tous les portraits de l’abbé Pierre, visé par de graves accusations d’agressions sexuelles sur des jeunes femmes. À Labarthe-sur-Lèze, Sesquières et Escalquens, l’iconique figure des plus démunis n’est donc plus en odeur de sainteté même si les compagnes et compagnons disent ne pas vouloir effacer l’œuvre de l’homme d’Église.
C’est une décision lourde de conséquences. Sans doute l’une des plus difficiles qu’ont eu à prendre les 150 compagnes et compagnons qui composent la communauté Emmaüs de Toulouse. À l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire réunissant des membres élus, des compagnons, salariés et bénévoles de l’association Emmaüs, (soit 22 personnes), il a été décidé, ce jeudi 12 septembre, de retirer tous les portraits de l’abbé Pierre qui ornent les murs et les façades de ces bâtiments d’accueil ouverts au public.
« Emmaüs Toulouse soutient les personnes victimes de violences sexuelles et sexistes et par respect pour toutes ces personnes, les portraits de l’abbé Pierre seront enlevés », indique la directrice du site de Labarthe-sur-Lèze, le plus important de Toulouse, Anaïs Revollat-Veuillet.
« Ne pas effacer son œuvre »
Un message fort en conformité avec ce que prônent les membres de la communauté toulousaine, le respect et les valeurs d’inclusion. « Laisser ces portraits aurait été contraire à nos valeurs et au travail de fond que l’on veut mener avec l’ensemble de nos membres », poursuit la directrice. Pour autant, il ne s’agit pas « d’effacer l’histoire et l’œuvre de l’abbé Pierre » mais d’être « en conformité avec les enseignements que nous défendons ».
Depuis le mois de juillet, vingt-quatre femmes qui faisaient partie de l’entourage de l’abbé Pierre, le fondateur du mouvement Emmaüs décédé en 2007, à l’âge de 94 ans, ont fait part de violences sexuelles infligées par l’homme d’Église, depuis les années 50 jusqu’en 2005. Des accusations graves recueillies par le cabinet conseil parisien, Egaé, spécialisé dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Ces révélations rendues publiques cet été par la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs France et Emmaüs International, dans un souci de transparence, ont créé une immense onde de choc au sein des différentes communautés.
Ces trois organisations ont déjà fait savoir qu’elles ferment définitivement un lieu de mémoire dédié à l’abbé Pierre, à Esteville, en Normandie. De son côté, la Conférence des évêques de France décide d’ouvrir, sans délai, ses archives aux chercheurs et aux membres d’Emmaüs pour continuer d’enquêter sur les agissements du prêtre et ancien résistant.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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