
La droite demande des comptes à la majorité municipale : dans un communiqué transmis ce vendredi, Une Volonté pour Marseille (UVPM), le principal groupe municipal d’opposition à Benoît Payan dénonce le soutien de deux élus de gauche, Sami Benfers et Farida Benaouda, à l’imam de la mosquée des Bleuets Smaïn Bendjilali. Celui-ci est dans le collimateur de la justice depuis mi-août et la menace de fermeture de la structure religieuse de Malpassé (13e) brandie par la préfecture de police. Smaïn Bendjilali doit d’ailleurs comparaître le 3 octobre pour apologie du terrorisme.
Sami Benfers confirme ses propos
« Une mosquée et un imam qui plaident la concorde civique et religieuse entre les croyants de toutes les confessions et tous les citoyens de la République (croyants et non-croyants)« , l’avait défendu le 20 août sur X (ex-Twitter) Sami Benfers, conseiller municipal Printemps marseillais. Sa collègue Farida Benaouda, elle aussi élue PM des 13e-14e, était sur la même ligne.
« M. Benfers et Mme Benaouda ont soutenu un imam que les autorités estiment dangereux pour Marseille et qui va comparaître pour apologie du terrorisme. Lorsqu’on représente les Marseillais, tous les Marseillais, on ne doit pas tomber dans ce type d’écueil. Benoît Payan doit leur demander de retirer leurs tweets et de clarifier leur position. Au lieu de ça, nous n’avons que le silence pour explication. C’est incompréhensible« , dénonce Catherine Pila, présidente (LR) d’UVPM.
Le renvoi en correctionnelle de l’imam Bendjalili n’a pas fait infléchir l’avis de Sami Benfers, joint par La Provence : « Ma prise de position découle de ce que j’ai pu constater dans cette mosquée et de cet imam. Mon positionnement peut porter à confusion pour certains parce que je suis de confession musulmane mais c’est un positionnement républicain. On ne peut pas me demander de condamner quelqu’un avant un procès, surtout que ce que j’en sais démontre tout le contraire. C’est un imam qui s’inscrit dans la vie de la cité, dans la modernité. J’ai entièrement confiance dans les institutions et la justice. » À ses côtés, Farida Benaouda ne reprend pas les mêmes termes mais dénonce toujours une « punition collective » qui frapperait la communauté musulmane du quartier en cas de fermeture de la mosquée et apporte son « soutien aux habitants et à l’association de la mosquée des Bleuets« .
Les deux élus revendiquent de « représenter le groupe Printemps marseillais« . « Les déclarations de ces conseillers municipaux n’engagent qu’eux« , conteste-t-on au sein l’exécutif municipal. Contacté par La Provence, le maire (DVG) Benoît Payan, muet sur ce dossier jusqu’ici, se contente pour sa part d’indiquer qu’il « respecte la décision de l’État » et « appelle tout le monde à le faire« .
Crainte d’une « punition collective »
Dans son communiqué, UVPM prend bien garde de ne pas évoquer la possible fermeture de la mosquée. Car parmi les élus des 13e-14e, certains dans la majorité de droite de Marion Bareille partagent la crainte d’une « punition collective » comme l’exprime Farida Benaouda, en cas d’arrêt des activités du lieu de culte. « Il y a un problème avec un seul imam, estime un proche de la maire (DVD) des 13e-14e, qui n’a pas non plus pris position publiquement sur ce dossier. Les faits reprochés sont d’une extrême gravité. La justice s’est saisie du dossier et Marion Bareille n’intervient donc pas sur ce sujet. » Pour rappel, Sami Benfers et Farida Benaouda avaient été élus sur la liste de Martine Vassal en 2020. Avant de partir avec armes et bagages vers le Printemps marseillais.
Le 22 août, le député RN de Vitrolles Franck Allisio avait déjà interpellé sur X Benoît Payan au sujet des positionnements de Sami Benfers et Farida Benaouda. Stéphane Ravier (EXD) avait pour sa part crié victoire lorsque le préfet de police Pierre-Édouard Colliex avait annoncé vouloir fermer la mosquée des Bleuets.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
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