
Larbi Kasmi n’en revient toujours pas. Ce jeune Montois s’est inscrit sur la liste des Engagés de Mons. Lorsqu’il poste sa photo de campagne sur sa page Facebook, ses réseaux sociaux se transforment en déversoir de haine. Des injures racistes et islamophobes inondent ses pages : « Ça a commencé par des histoires autour des mosquées et de l’islam parce que voilà, je suis belgo-marocain, ma mère est Belge, je suis né en Belgique, je suis Montois. Puis ça a pris de l’ampleur, on m’a dit « On lui met juste un turban, une ceinture explosive et on verra son vrai visage et ses vraies valeurs », ensuite certains commentaires ont fait référence au 11 septembre« .
Le candidat est choqué : « C’est très blessant, surtout à cette époque, en 2024, je n’aurais jamais imaginé tant de haine. Je trouve ça quand même scandaleux encore de pouvoir faire face à tant de violence et à ce genre de propos. » Pour le candidat, le plus dur, c’est de voir la détresse de ses proches : « Ma mère notamment. Elle est tellement fière de moi. Et quand elle a lu ces messages de haine, ça m’a brisé le cœur. Moi j’ai une carapace, ça va. Mais voir mes proches souffrir, ça m’est intolérable !«
Larbi Kasmi a donc décidé de ne pas réagir sur les réseaux sociaux mais de laisser les commentaires : « J’ai fait des photos. Et je vais aller porter plainte à la police. Au départ, je voulais laisser tomber, mais mon groupe politique me soutient et m’a dit que c’est nécessaire de porter plainte, pour que les choses évoluent.«
L’homme n’est pas le seul à recevoir des insultes, des menaces et du harcèlement, récemment, la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, confiait dans la presse être elle-même victime de harcèlement. À Enghien, en février dernier, le conseil communal et le Bourgmestre s’étaient mis « en grève de la démocratie » pour dénoncer les violences dont ils étaient victimes.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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