Elles sont insultées même quand elles gagnent

Publié29. août 2024, 06:04

TennisElles sont insultées même quand elles gagnent

Les joueurs sont quotidiennement confrontés à la haine en ligne. Même une victoire ne les assure de rien…

Robin Carrel
par
Ylena In-Albon a appris comment gérer ce flux infâme avec le temps.

Ylena In-Albon a appris comment gérer ce flux infâme avec le temps.

Martin Meienberger/freshfocus

Le week-end dernier, la Française Alice Tubello (219e joueuse mondiale) a encore subi l’insupportable, après une défaite lors d’un tournoi de 2e zone au Pérou. «Peut-être 4 minutes après que j’ai serré la main de mon adversaire, j’ai pris mon téléphone pour envoyer un message et mon téléphone n’a pas arrêté de sonner. J’ai quand même reçu 308 notifications, 308 messages de haine sur Instagram», a pesté la Puydômoise dans les colonnes de l’Equipe.

Pire (oui, c’est possible), «quelqu’un a usurpé mon identité pour me faire passer pour la victime de mon père pédophile. Il a partagé toutes les photos de ma famille, mes cousins et mes cousines qui ont 10 ans. Il a partagé des photos de mon petit-cousin, issu d’un papa typé, en écrivant: «j’ai aussi un petit singe dans la famille»…

Ces harcèlements en ligne ne sont pas un cas isolé, dans le monde de la petite balle jaune. Ils sont la norme. La Suissesse Ylena In-Albon, matricule 357 à la WTA, connait bien le problème. «Il y a toujours des messages insultants, pour toi et ta famille, après les matches. Même quand je gagne! Le problème, c’est que tout le monde vit ça», a expliqué la Haut-Valaisanne de 25 ans.

«J’espère que ta mère va mourir»

La joueuse de tennis française Caroline Garcia, éliminée au premier tour de l’US Open mardi à New York, a publié mercredi plusieurs messages de haine, parmi les «centaines» qu’elle reçoit, dénonçant la toxicité quotidienne en ligne de parieurs sportifs déçus par ses résultats.

«J’espère que ta mère va mourir», «tu devrais penser au suicide», «tu n’es qu’une merde», sont des messages reçus par Caroline Garcia (30e mondiale) après des défaites ces derniers temps, publiés par cette dernière sur ses réseaux sociaux.

Comment le gérer? «J’essaie de ne pas les lire, je les efface tout de suite. C’est souvent dans les commentaires, mais aussi en messages directs, a dit la Suissesse. Il ne faut pas que ça me touche, alors je les enlève à chaque fois, pour ne pas que ça entre dans ma tête. Tout le monde se plaint et est conscient du problème. Mais personne ne sait quoi faire. Trouver une solution à notre niveau est impossible. Les instances doivent faire quelque chose!» Tant qu’il y aura des gens pour jouer leur vie sur du sport, tant que les réseaux sociaux ne sont pas mieux modérés, ça restera un voeu pieux.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

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