
Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le cabinet médical de la Viste à Marseille (15e) en soutien à la médecin agressée la semaine dernière. Des médecins, des patients, des habitants, le président du conseil de l’ordre des médecins des Bouches-du-Rhône ont fait le déplacement, ainsi que le député LFI Sébastien Delogu et le maire de secteur Nadia Boulainseur.
Tous ont tenu à venir dire leur solidarité et leur soutien à leur confrère et dire stop à la violence. Beaucoup disent redouter l’amplification des déserts médicaux dans les quartiers Nord de Marseille.
Première prise de paroles et avenir incertain
Pour la première fois depuis son agression le 12 août, la jeune médecin installée récemment à La Viste est apparue en public pour remercier les nombreux soutiens et rappeler son engagement dans le quartier. « J’ai choisi de venir ici. J’ai eu des propositions pour aller travailler ailleurs et c’était vraiment un choix parce que je voulais être utile et je sais qu’ici je pourrais être utile ».
La généraliste s’est aussi exprimée sur son avenir incertain au centre médical. « Je vous avoue que cet évènement m’a fait un peu tout remettre en question. Est-ce que je vais continuer ici ? Je suis honnête avec vous, pour le moment je n’ai pas répondu à la question. Vu cette mobilisation j’avoue que ça va jouer et je vous remercie infiniment pour votre soutien ».
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Les patientes à l’origine des coups toujours en fuite
La médecin agressée, qui s’est vu prescrire quatre jours d’ITT, est toujours en arrêt de travail. Les deux patientes qui l’ont frappée sont toujours en cavale. Une enquête est ouverte pour « violences en réunion ayant entraîné une ITT de moins de 8 jours ».
Une agression d’une violence inouïe
Lundi 12 août dernier, une jeune médecin, installée en juillet 2024, a été violemment été agressée par deux jeunes femmes dans son cabinet, pour avoir refusé de prescrire une ordonnance à une personne de leur entoruage qui n’était pas présente. « Frappée, griffée, mordue« , elle a eu des « cheveux arrachés« , témoignait son confrère dans le même cabinet, le Dr Saïd Ouichou.
Immédiatement, ce médecin avait dénoncé la violence qui s’installe autour des soignants. Lui-même avait déjà vécu plusieurs agressions à Marseille, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il s’est lui-même installé dans ce cabinet quartier de La Viste en octobre 2022. « Ça prouve qu’il n’y a pas d’endroit où on est vraiment à l’abri. C’est le comportement des gens qui doit changer, ce n’est pas une question géographique« , déclarait Saïd Ouichou à France Bleu Provence.
En 2023, ce sont en moyenne deux médecins par semaine qui ont été agressés dans les Bouches-du-Rhône, selon le conseil de l’Ordre.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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