
Ils en ont marre et gros sur la patate. Un an après la violente agression du maire de L’Houmeau Jean-Luc Algay, la question des incivilités envers les élus locaux continue d’alimenter les conversations. Au sein du Conseil municipal d’Aytré, certains font état de leur ras-le-bol sur la question. Et d’histoires à répétition.
Le maire Tony Loisel en a ainsi gros à dire sur cette problématique qui l’empoisonne depuis quatre ans et son arrivée à la mairie. « Il n’y a pas une semaine où je ne me fais pas insulter. Un de mes adjoints délégués, Dominique Gaudin, aussi. Certains de mes adjoints ne me disent rien de ce qu’ils ont pu vivre et pourtant ce n’est pas normal. On se fait insulter sans arrêt. »
“ Dégradation terrible ”
Le maire relève que tous les lieux de la commune n’y échappent pas. « Cela touche même le secteur de la culture puisque mon adjoint Camille Lagrange en est même victime. C’est fou ! Je vois qu’il y a une dégradation de la relation de la population avec les élus locaux. » Dans les rangs des oppositions aytrésiennes d’Hélène Rata et Arnaud Latreuille, on ne remet pas en cause la parole des élus de la majorité. On les comprend et on mesure surtout « une dégradation terrible en quatre ans ».
Tony Loisel de raconter une histoire, survenue il y a quelques mois dans une rue à sens interdit du centre-ville et qui a valu au contrevenant de finir au tribunal. « Il y avait au volant un gendarme à la retraite, je me présente. Bonjour, je suis le maire. Il me répond : » Je n’en ai rien à foutre, casse-toi c… «. Je comptais en rester là. Mais non. Les noms d’oiseaux ont continué. La suite était donc logique : photo de la plaque d’immatriculation, plainte, et tribunal. J’ai déposé deux plaintes pour le sens interdit et les insultes. Avec la police municipale, nous n’en revenions pas de voir un ancien gendarme se comporter ainsi. »
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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