
C’est le sort qu’a connu Fatoumata Camara. Âgée de 24 ans lorsqu’elle arrive en Belgique le 3 avril 2021, elle décrit ce moment comme le début de « l’enfer« . Originaire de Guinée, Fatoumata a perdu sa mère fin 2018 et s’est retrouvée responsable de sa petite sœur malade. À cette époque, une tante résidant en Belgique lui propose de venir en Europe, lui promettant qu’une fois sur place, elles pourraient aussi faire venir sa sœur pour la soigner.
Sa tante la met alors en contact avec un Belge pour lequel elle travaille comme femme de ménage. Après des mois de correspondance, le mariage est arrangé et la procédure de regroupement familial est lancée.
Il me parlait mal, il m’insultait, il criait sur moi
Commence alors un long périple pour Fatoumata. Début 2019, elle se rend à Conakry, la capitale guinéenne, pour obtenir son passeport. En 2020, en pleine pandémie de Covid-19, elle quitte la Guinée pour le Sénégal, où elle dépose une demande de visa pour la Belgique. Six mois plus tard, elle obtient ce visa et débarque à Bruxelles. « À mon arrivée, on m’a immédiatement confiée à un homme en me disant qu’il était mon mari.«
Rapidement, elle déchante : « Il me parlait mal, il m’insultait, il criait sur moi. Il ne voulait pas que je travaille. Il menaçait de me tuer si j’allais voir la police. Je ne pouvais rien faire parce que je ne connaissais personne« . Isolée et terrorisée, Fatoumata finit par rencontrer un Guinéen à Bruxelles qui devient son ami et son confident. « Il m’a dit : ‘Je vais t’aider. Allons à la commune’« , se souvient-elle.
À bout, après un an et demi en Belgique, elle se rend donc à la commune, qui la renvoie vers l’Association pour le droit des étrangers (ADDE). Là, elle est prise en charge par une assistante sociale, Teliwel Diallo.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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