La violence d’extrême droite gagne la Bretagne : «On était plus ou moins préservés ici, c’est fini»

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Enquête

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Agressions de syndicalistes, intimidations d’élus de gauche, tags néofascistes… Longtemps épargnée par le phénomène, la région connaît une montée des idées xénophobes et de l’activisme de groupes violents, plus organisés et menaçants qu’auparavant.

«Arrivé à 1,50 mètre environ, il m’a braqué avec un pistolet.» Attablé dans un restaurant de Lorient (Morbihan), Eric (1), quadragénaire aux yeux rieurs, raconte son agression par des militants d’extrême droite, un soir de mars. En compagnie de camarades syndicalistes, l’enseignant avait fêté la fin d’une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites dans un estaminet du centre-ville. Vers 21 heures, avant de se séparer, lui et trois autres convives, âgés de 35 à 50 ans, s’attardent devant les lieux quand un groupe d’hommes cagoulés leur fond dessus. Jets de gaz lacrymogène, coups : la scène est aussi violente que soudaine. Plusieurs victimes finissent au sol. Les agresseurs repartent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Puis l’un d’entre eux revient, toujours cagoulé. Eric va à sa rencontre pour désamorcer ce qu’il sent arriver. Et se voit mis en joue.

«Depuis j’ai peur de sortir de chez moi, même pour faire 500 mètres je prends la voiture», confie l’enseignant, sans nouvelles de la plainte qu’il a déposée. Une de ses camarades, présente ce soir-là, dénonce «une agression politique» car tous portaient leur matériel militant du syndicat Solidaires. Ils déplorent aussi la réponse de la police qui, après avoir mis en doute la véracité de l’arme, aurait fini par les «engueuler». Aux blessures légères des agressés s’est ajouté un choc difficile à surmonter. «On était plus ou moins préservés ici, c’est fini», se désole la

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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