Le jeune homme qui a agressé un conseiller municipal de Valence la semaine dernière sera jugé le 11 septembre prochain. Ce garçon de 21 ans a insulté, menacé et cassé la vitre de la voiture d’Adem Benchelloug, le conseiller municipal en charge des équipements des quartiers et des équipements sportifs mercredi soir à Fontbarlettes. Présenté en comparution immédiate au tribunal de Valence ce lundi il a demandé un délai pour préparer sa défense.
Deux contrôles judicaires enfreints en même temps
Mercredi dernier le jeune agresseur a enfreint non pas un mais deux contrôles judiciaires en même temps. Le premier lui interdit de paraître dans la Drôme à cause d’une affaire de détention d’arme qui date de 2022. Son second contrôle judiciaire lui interdit cette fois de quitter le département du Rhône où il doit être domicilié. Ce contrôle judicaire là a été mis en place après huit mois de détention préventive dans une affaire en lien avec les trafics à Fontbarlettes et les saisies d’armes au moment des fusillades de mai 2023, qui ont fait 4 morts en 15 jours à Valence. L’enquête est menée par la JIRS de Lyon. Face au président du tribunal qui lui fait remarquer que Valence est dans la Drôme, et qu’il a donc bravé deux interdits posés par la justice, le jeune homme reconnait « avoir commis une petite erreur en cassant la vitre de cette voiture ».
« Je ne savais pas qu’il était élu »
Pour expliquer cette « erreur », il avoue qu’il avait rendez-vous avec une avocate pour son premier dossier et que « ça, c’est autorisé par le contrôle judicaire de venir préparer un procès ». Celui sur la détention d’arme devait se tenir le 1er aout, soit le lendemain de l’agression. « Mais le rendez-vous était de 15 à 16 h 30. Pourquoi étiez-vous encore là à 19 h pour agresser un élu ? « interroge le magistrat. « Je regrette d’être resté à Valence et d’avoir fait ça avec cette personne. Je n’ai aucun souci avec les élus, je ne savais même pas qu’il était élu » assure le jeune homme. Il faut dire qu’Adem Benchelloug n’est pas le seul à s’être porté partie civile, il y a aussi la Ville de Valence et l’antenne drômoise de l’association des maires de France. Alors pour quelle raison ce conseiller municipal a-t-il été insulté, menacé ainsi que sa famille, et sa voiture dégradée si ce n’est pas à cause de son mandat municipal ? Pour connaître les explications du jeune homme, il faudra attendre le 11 septembre prochain lorsque l’affaire sera abordée sur le fond au tribunal de Valence. Après l’annonce de son maintien en détention jusqu’à son procès, le jeune homme a repris la parole avec une phrase sibylline : « franchement je retourne en prison, ça va être un vrai cauchemar avec les rivalités dans les quartiers ».
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CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
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