
Les faits ont eu lieu le 27 mai dans le métro parisien où un adolescent de 15 ans aurait été insulté et frappé.
Des membres de la «Jeune Garde antifasciste», un groupuscule d’ultragauche, sont suspectés d’une agression antisémite dans le métro parisien. «Huit personnes ont été mises en examen le 27 juin 2024 pour violences en réunion ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours dans un moyen de transport collectif de voyageurs en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion, et placées sous contrôle judiciaire», indique au Figaro le parquet de Paris, confirmant une information du média Frontières et du Canard enchaîné.
Selon ces deux médias, les mis en examen sont des membres de la «Jeune Garde antifasciste», une organisation d’extrême gauche fondée en 2018 par Raphaël Arnault. Ce dernier, fiché S (pour atteinte à la sûreté de l’État, NDLR), est qualifié au second tour des législatives dans la première circonscription du Vaucluse pour le Nouveau Front Populaire (NFP) sous les couleurs de La France Insoumise (LFI).
Insulté et frappé
Les faits remontent au 27 mai. Ce soir-là, peu après 20h, un jeune garçon de 15 ans se trouve dans la ligne 2 du métro entre les stations «Victor Hugo» et «Charles de Gaulle Étoile». Dans sa plainte, déposée le lendemain, «il déclarait avoir été entouré, approché et interrogé sur son rapport à la Palestine», indique le parquet de Paris. «L’Unité médico-judiciaire a retenu 12 jours d’incapacité de travail en raison du retentissement psychologique», précise le ministère public.
Selon le média Frontières et le Canard enchaîné, le jeune homme – agressé «parce que supposé juif» -, aurait été insulté, traité de sioniste et frappé à plusieurs reprises. Il aurait également été forcé de scander «Vive la Palestine» tout en étant filmé. «L’enregistrement audio de l’agression avait été diffusé sur le compte Instagram du groupe intitulé ’Jeune Garde’. Les faits se sont déroulés peu après des tensions entre personnes souhaitant assister au meeting de Rima Hassan (alors candidate pour LFI aux élections européennes, NDLR), et des personnes présentées comme de la Ligue de défense juive qui auraient cherché à les en empêcher», précise le parquet de Paris.
La Jeune Garde «rejette en bloc ces accusations»
«Nous rejetons en bloc ces accusations», indique la «Jeune Garde Paris» dans un communiqué diffusé ce mercredi sur Instagram. «Retour sur les faits : aucun fait de violence physique mais une brève altercation dans le métro faisant suite à l’attaque coordonnée par des membres d’un groupuscule d’extrême droite anti-palestinien sur la conférence autorisée que donnait Rima Hassan le 27 mai 2024 à Paris», poursuit l’organisation, qui dénonce le «caractère éminemment politique de cette affaire». Les éléments du Canard enchaîné sont «contestés et émanent exclusivement de la plainte» de l’adolescent, a indiqué à l’AFP Me Tristan Soulard, avocat des huit mis en examen.
«Le 27 mai, 8 membres du groupe d’ultra gauche “La Jeune Garde”, dirigé par Raphaël Arnault, ont passé à tabac un jeune juif de 15 ans. Ce candidat fiché S, dirigeant d’un groupuscule antisémite, ne doit pas entrer à l’Assemblée nationale. J’appelle au sursaut face au pire», a quant à lui réagi le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, sur X.
Raphaël Arnault, fiché par la DGSI, le renseignement territorial et la DRPP, et la Jeune Garde sont visés par plusieurs plaintes pour violences et menaces de mort. Le jeune homme de 29 ans a été condamné en février 2022 par le tribunal correctionnel de Lyon à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour des violences en réunion suivies d’une incapacité n’excédant pas huit jours. Il a interjeté appel de cette condamnation.
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