
Dans la journée du mercredi 24 juillet, le camping Le Belvédère à Lastours a subi deux cas d’agressions verbales dont une comprenant des menaces de violences physiques. Un imbroglio impliquant un sans domicile fixe, la gérante et le maire d’une commune voisine.
L’affaire agite Salsigne et ses alentours. Depuis plusieurs jours, le camping le Belvédère situé à Lastours vit une période difficile. Un sans domicile fixe s’est rendu à de multiples reprises sur place et a entraîné des conflits, après avoir été invité par la gérante, Brigitte Bales. Pourquoi lui avoir accordé une telle permission ? Elle s’est dite « soucieuse de son sort » puisque tous deux se connaissent bien : « Momo* a grandi à Salsigne. Aujourd’hui, il a 45 ans. Je sais qu’il souffre de schizophrénie. Il a été diagnostiqué par des médecins. C’est en raison de sa situation psychologique complexe que j’ai toujours su faire preuve de patience avec lui. Et une fois encore début juillet alors que sa copine l’a quitté et qu’il s’est trouvé sans toit au-dessus de la tête pour dormir. »
Si au départ Momo s’est contenté de se rendre au camping pour prendre un café, son comportement a vite évolué, se traduisant par des crises de paranoïa. En parallèle, Brigitte Bales a reçu une vingtaine de jeunes présents dans le cadre d’un projet de solidarité européenne, arrivés le 29 juin dernier : « Ils m’aident à déménager pendant plusieurs semaines. Je compte m’installer à Gardie mais sans pour autant poursuivre mon activité. Tout se passait bien au départ, mais très vite les relations se sont envenimées. »
Selon les dires de la propriétaire du camping, les faits les plus préoccupants se sont déroulés dans la journée du mercredi 24 juillet : « Il s’est montré agressif envers l’un des jeunes, arguant que ce dernier le suivait sans raison apparente. Plus grave encore, alors que le soleil se couchait, il s’est confronté de nouveau à un autre de mes résidents européens, avec cette fois des menaces physiques. Heureusement, la personne à laquelle il s’en est pris a su réagir avec sang froid pour calmer la situation. »
Depuis, le sans domicile fixe n’a pas remis les pieds sur les lieux. La gérante lui a également interdit de revenir et en a profité, dès le lendemain pour se rendre à la gendarmerie, laquelle n’a rien pu faire sans dépôt de plainte. « Je me suis déjà adressé au maire de Salsigne, Stéphane Barthas, qui connaît bien notre homme, pour que la municipalité le prenne en charge. Momo est suivi par l’assistante sociale mais il a tendance à ne pas se rendre aux rendez-vous. L’édile m’a rétorqué qu’il ne pouvait rien faire dans la situation », déplore Brigitte Bales.
Réponse de la mairie de Salsigne
Également interrogé sur ce litige, Stéphane Barthas a confirmé avoir eu affaire au sans domicile fixe ces dernières années : « C’est une personne qui par la force des choses se retrouve seule. Néanmoins, il dispose encore de ses frères et de ses sœurs à proximité, qui même s’ils n’entretiennent plus le contact avec lui, représentent les premières personnes vers lesquelles se tourner lorsqu’on a besoin d’aide. Pour la mairie, il demeure compliqué de s’immiscer dans la vie des gens, sans une raison valable. Comme point de départ, il faudrait que Momo vienne lui-même demander un soutien. Ce qu’il rechigne à faire. Madame Bales persiste à dire qu’il souffre de schizophrénie mais je n’ai jamais vu la moindre trace d’un document médical attestant de cet état. »
L’édile s’accorde avec la gérante du camping sur un point en particulier : le comportement du quarantenaire génère des nuisances. Comme il le précise de nouveau, « les forces de l’ordre sont au courant et surveillent ses agissements ». Néanmoins, ces derniers ne sont pas en capacité d’intervenir si aucune plainte n’est formulée ou si l’individu ne franchit pas un cap nécessitant une intervention directe. « Pour l’heure, je ne me vois pas porter plainte contre Momo, connaissant son parcours et ses problèmes psychologiques », martèle Brigitte Bales. Un point de vue qui pourrait être amené à changer si jamais le principal concerné se rend de nouveau au camping sans l’autorisation de la gérante.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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