
L’édile est mis en examen pour diffamation, après avoir publié sur le site de la commune des faits de violences impliquant son frère. Si ceux-ci remontent à septembre 2022, ce n’est pas le premier différent qui secoue la petite commune d’une trentaine d’habitants.
Quatre ans après l’altercation opposant l’ancien maire, Gérard Fabre, au nouveau, Patrick Muratorio, le petit village de Mérial fait de nouveau parler de lui.
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Ainsi, lors de sa réunion du 29 mai dernier, le conseil municipal a accordé à l’unanimité des membres présents la protection fonctionnelle à son maire. Patrick Muratorio est en effet poursuivi pour diffamation, après avoir relaté sur le site internet de la commune, l’agression de son frère, Jean-Marc Muratorio. Lequel est également conseiller municipal et conseiller communautaire au sein de l’intercommunalité des Pyrénées Audoises.
Un élu victime d’une double fracture du nez
Les faits en question remontent au 22 septembre 2022. « Alors que des chasseurs s’apprêtaient à emprunter un chemin, mon frère leur a indiqué que celui-ci est interdit à la circulation, raconte le maire. Voyant qu’ils ne le croyaient pas, il a voulu leur montrer le courrier du sous-préfet à ce sujet, il s’est pris un coup de poing. »
Résultat : une double fracture du nez qui aurait valu au conseiller municipal sept jours d’ITT et une opération.
« Il me semblait de l’intérêt général d’indiquer à nos administrés qu’un élu avait été victime de violences, c’est pourquoi j’ai fait un post sur le site de la mairie », précise Patrick Muratorio. Un des chasseurs concernés a, par la suite, déposé plainte pour diffamation, laquelle conduit automatiquement à une mise en examen. « Cela ne veut pas dire que je suis coupable ni qu’il y a assez d’éléments dans la plainte, qui peut toujours aboutir sur un non-lieu », ajoute le maire.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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