Stups, délits routiers, violences, cambriolages : le discours de fermeté de la procureure de la République de Clermont-Ferrand

, Stups, délits routiers, violences, cambriolages : le discours de fermeté de la procureure de la République de Clermont-Ferrand

« Une justice rapide, efficace et de qualité » : ce sera, cette année encore et comme elle l’a rappelé ce vendredi 19 janvier, lors de l’audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire, le credo de la procureure de la République de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Dominique Puechmaille.

« Nous devons pouvoir satisfaire à l’exigence légitime d’une justice qui soit rapide, efficace et de qualité ». Ce vendredi matin, lors de l’audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire clermontois, le message de la procureure de la République, Dominique Puechmaille, était parfaitement limpide.

La procureure dévoile ses ambitions lors de l’audience de rentrée du tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand

Cette année encore, le parquet aura comme priorité la gestion des quatre « contentieux majeurs » que sont le trafic de stups, les violences, la délinquance routière et les cambriolages.

Quatre « contentieux majeurs » et prioritaires

Les stups. « Il faut que les sanctions pénales soient dissuasives », a rappelé la procureure de la République, tout en insistant sur « la volonté commune des services d’enquête et des magistrats de juguler les trafics ». Et appelé « à ne pas banaliser non plus la consommation de produits stupéfiants, responsable de l’explosion des trafics ». À ce titre, le nombre d’ordonnances pénales, visant les consommateurs, devrait s’accélérer.

 « Les dealers, qui se croient tout permis et ont annexé la voie publique dans certains quartiers, pourrissent la vie des habitants ».

dominique puechmaille (Procureure de la République de Clermont-Ferrand)

Les violences. « Là aussi, la réponse pénale doit être ferme et rapide. Les violences graves de tous ordres, qu’elles soient liées à l’alcool, aux stupéfiants ou à des motifs futiles, doivent être combattues. A fortiori quand elles concernent des policiers, des gendarmes, des élus ou des personnels hospitaliers ».

Elle a également noté que « la lutte contre les violences intrafamiliales doit évidemment se poursuivre, avec des réponses adaptées », soulignant à cette occasion « le rôle essentiel joué par l’association d’aide aux victimes AVEC ».

Les infractions routières. « Nous devons déférer davantage lorsqu’il est question de conduite sous l’emprise de produits stupéfiants », a poursuivi Dominique Puechmaille, tout en pointant « le fléau que constituent les refus d’obtempérer ».

Autre cible : les runs du Brézet, à Clermont-Ferrand.  » Des mesures dissuasives doivent être prises. Des consignes de saisie systématique des véhicules impliqués dans ces courses sauvages seront d’ailleurs données ».

Les cambriolages. La procureure de la République a noté que les cambriolages, qu’ils ciblent des habitations ou des entreprises, « repartent à la hausse, après une phase d’accalmie ». C’est, là aussi, l’un des dossiers prioritaires des policiers, gendarmes et du ministère public.

Au-delà de ces dossiers sensibles, Dominique Puechmaille a également plaidé pour « une montée en puissance et la dynamisation des mesures alternatives », et notamment des comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC ou « plaider coupable »), « qui connaissent un taux d’échec encore trop élevé, alors qu’elles sont supposées dégager du temps d’audience correctionnelle pour des affaires plus graves ».

Elle a finalement résumé sa politique en reprenant la devise olympique : « plus vite, plus haut, plus fort ». Avant d’y adjoindre le mot « ensemble »…

Texte : Christian Lefèvre ; photos : Richard Brunel.

Quatre arrivées au siège. L’audience solennelle de rentrée a permis d’installer officiellement quatre nouvelles magistrates, toutes affectées au siège. Il s’agit de Virginie Dufayet, première vice-présidente en charge des contentieux de la protection, de Karine Deguy, juge, Marine Allenet, juge chargée des contentieux de la protection et d’Amélia Guillaume, juge d’application des peines. La présidente du tribunal judiciaire, Catherine Grosjean, tout en saluant ces arrivées, a cependant rappelé qu’ »elles ne compensent pas les départs, ni les vacances de postes » parmi les magistrats du siège. Sur quarante postes, seuls trente-quatre sont actuellement pourvus.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source