Une semaine après avoir dressé une liste de 98 avocats à tuer, le site d’extrême droite Réseau Libre a appelé ce lundi à tuer quatre élus de gauche et un avocat, tout en donnant aussi leur adresse postale. Me Yassine Bouzrou a porté plainte auprès du Parquet national antiterroriste.
La gauche dans le viseur
Dans le viseur du site d’extrême droite, l’ancienne députée du Val-de-Marne Rachel Kéké, le député divers gauche Alexis Corbière, réélu en Seine-Saint-Denis, l’Insoumis Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône et le sénateur communiste de Paris Ian Brossat.
Autre cible, l’avocat parisien Yassine Bouzrou, connu pour défendre les familles victimes de violences policières. Le pénaliste a notamment été l’avocat de la famille de Nahel, jeune homme tué par balle à Nanterre (Hauts-de-Seine) en juin 2023. Yassine Bouzrou a aussi défendu la famille d’Adama Traoré, jeune homme mort en 2016 à la suite de son interpellation par des gendarmes, à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise). Contacté par l’agence Radio France, l’avocat annonce avoir porté plainte ce lundi auprès du Parquet national antiterroriste (Pnat).
« Bon couteau de cuisine, voire une arbalète »
Le site invite ensuite sa communauté à « attaquer régulièrement » des « cibles qui assument leur statut d’ennemi », notamment « des avocats, journalistes, associatifs et politicards de second ordre ». Il précise que pour « neutraliser » ces cibles, il n’y a « pas besoin obligatoirement d’armes à feu », mais qu’un « bon couteau de cuisine, voire une arbalète, voire un manche de pioche » suffit.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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