L’élu brestois Hosny Trabelsi condamné pour agression sexuelle

Sans un regard pour l’ »amie » qui a osé salir son honneur, Hosny Trabelsi a contesté l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés lundi devant la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Brest. Il a nié les attouchements répétés sur cette femme qu’il avait invitée à dîner dans son appartement le dimanche 4 février 2024, près de trois ans après leur dernière rencontre amicale.

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Vers 17h15, il l’accueille en peignoir et chaussons. D’emblée, elle l’avait trouvé « bizarre », comme alcoolisé. « Je n’avais bu qu’un whisky », assure-t-il à la barre, impeccable dans son costume sombre, avec chemise blanche et cravate. Son casier judiciaire est vierge.

L’élu parle d’une « vengeance »

Dès le lendemain de ce rendez-vous, l’invitée avait porté plainte et raconté avec moult détails cette soirée. D’abord les compliments (« Tu es une belle femme, tu es désirable », puis les propositions plus directes (« J’ai envie de toi ») avant qu’il ne tente de l’embrasser. Dans ses dépositions, elle raconte qu’il lui empoigne ensuite les seins, touche ses fesses et le haut de ses cuisses. Plus tard, il reviendra même de la cuisine… le sexe à l’air.

L’élu de 60 ans, divorcé, professeur de mathématiques et de physique-chimie dans un lycée privé, reste droit dans ses souliers. « Mensonges, monsieur le président », répète-t-il plusieurs fois. Agacé, le magistrat Xavier Jublin tente de le pousser dans ses retranchements : « Vous qui vous présentez comme un grand défenseur des femmes, ne pensez-vous pas que c’est peut-être le moment de passer de la parole aux actes ? » Le mis en cause ne bronche pas. Il voit dans ses accusations une vengeance de la part de la plaignante, une architecte -veuve d’un ancien élu- écartée depuis plusieurs années des marchés publics à Brest. « C’est pour m’abattre politiquement pour toucher la municipalité », affirme Hosny Trabelsi.

15 mois de prison requis par le parquet

Une version balayée par le représentant du ministère public, qui souligne que la plaignante a « toujours été constante dans son récit, précis et détaillé, que confirment les différents témoignages de proches ». Gabriel Rollin requiert 15 mois de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité. Ce sera finalement 12 mois avec sursis et 3 ans d’inéligibilité et d’interdiction d’entrer en contact avec la victime ou de paraître à son domicile.

L’avocate de la défense avait au contraire pointé les incohérences de la plaignante, les certitudes des enquêteurs et la vacuité d’un dossier sans le moindre élément matériel ni témoin direct. « La vie de mon client s’est écroulée du jour au lendemain, alors qu’il n’avait jamais fait parler de lui (…) On peut être crédible dans le mensonge et on peut ne pas l’être dans la vérité », plaidait Me Elma Kraisnik, invitant le tribunal à douter. Au vu des vingt minutes de délibéré, les juges n’ont guère eu de doute.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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