« Agresser un maire, c’est agresser un officier de police judiciaire » : les élus de la Loire solidaires face aux violences

Le maire de Firminy a été blessé lors d’une altercation tandis qu’il tentait d’intervenir auprès d’un conducteur de motocross. Une agression qui ravive la question de la violence dirigée contre les élus.

Le maire de Firminy a été agressé par un homme alors qu’il se rendait à la rencontre d’un conducteur de moto qui faisait du bruit en tournant dans un quartier de sa ville. Julien Luya a déposé plainte et s’est vu prescrire 45 jours d’ITT pour une blessure au genou provoquée par la chute de la moto sur sa jambe lors de l’altercation. « On est dimanche », raconte-t-il dans la matinale de France Bleu Saint-Etienne Loire. « Je me rends à une fête dans une de nos résidences qui accueille les personnes âgées au sein de la ville. Et puis là, on me fait remarquer cette moto qui visiblement tourne depuis un moment autour de la résidence et embête tout le monde. »

L’élu explique s’être approché du groupe de jeunes gens qui étaient autour de la moto. Un dialogue s’instaure, « de manière plutôt sereine et plutôt apaisée« . L’agression viendra du père du propriétaire du deux roues.

Julien Luya, a déposé plainte et s’est vu prescrire 45 jours d’ITT pour une blessure au genou provoquée par la chute de la moto sur sa jambe lors de l’altercation. 

« C’est un peu cette violence ordinaire de celui qui va agresser la prof parce qu’il n’est pas content qu’elle puisse mettre une mauvaise note à son enfant ou celui qui va agresser le pompier parce qu’il trouve qu’il a mis trop de temps à arriver sur les lieux d’un accident ou celui qui va agresser l’infirmière parce qu’elle aurait prodigué un mauvais soin à quelqu’un de sa famille qui serait hospitalisée. Voilà, c’est cette violence-là qu’on retrouve auprès un peu des dépositaires de l’autorité publique et de la puissance publique », a encore regretté le maire de Firminy lors de son témoignage sur France Bleu Saint-Etienne Loire. 

« Je soutiens mon collègue de Firminy car il est important que ces personnes soient identifiées et sévèrement jugées pour que cela serve d’exemple » réagit Yves Nicolin, maire de Roanne et représentant des maires de la Loire.

« Les élus sont des personnes qui doivent être protégées par la loi. On ne peut pas s’adresser à un élu comme à n’importe qui d’autre. Agresser un maire, c’est agresser un officier de police judiciaire, on ne peut pas être traité comme un ami, une relation lambda.

Beaucoup de gens n’imaginent pas avoir la même attitude vis-à-vis d’un policier ou d’un gendarme

Yves Nicolin, maire de Roanne et représentant des maires de la Loire.

Même s’il y a une montée globale de la violence, agresser un élu, c’est un acte grave, très grave, heureusement cela reste exceptionnel », tempère-t-il. 

Depuis plusieurs années, les agressions à l’encontre des élus ont augmenté, avec une hausse de 50% en 2021 avait précisé le gouvernement lors de la promulgation de la loi du 24 janvier 2023. Celle-ci ouvre la possibilité pour les associations d’élus, les collectivités territoriales et les assemblées parlementaires de se porter partie civile pour tout élu victime d’une agression. Cette disposition s’applique également aux personnes proches d’un élu et victimes d’une agression ainsi qu’en cas de détérioration des biens (voiture endommagée, portail tagué…).

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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