Européennes 2024 : en Allemagne, une campagne marquée par une rare violence

Des enquêteurs de la police sur les lieux où un homme a attaqué des personnes sur un stand d’information d’extrême droite de la Buergerbewegung Pax Europa (BPE), sur le marché central de la ville de Mannheim, en Allemagne, le 31 mai 2024. Des enquêteurs de la police sur les lieux où un homme a attaqué des personnes sur un stand d’information d’extrême droite de la Buergerbewegung Pax Europa (BPE), sur le marché central de la ville de Mannheim, en Allemagne, le 31 mai 2024.

Encore une attaque à l’arme blanche, encore à Mannheim et encore contre une personnalité politique. Quatre jours après l’activiste islamophobe Michael Stürzenberger, un représentant du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a été agressé dans cette ville du sud-ouest du pays, mardi 4 juin, mettant de nouveau à la une de l’actualité la question qui aura dominé de bout en bout la campagne européenne outre-Rhin : celle des violences, de plus en plus nombreuses, commises contre des militants et des élus de différents partis.

Cette fois, la victime s’appelle Heinrich Koch. Mardi soir, ce candidat figurant sur la liste que présente l’AfD aux élections municipales à Mannheim – le 9 juin, des scrutins locaux auront lieu en même temps que les européennes dans huit des seize Länder allemands – a été blessé au cutter par un homme qu’il a surpris en train de vandaliser des pancartes électorales. Blessé au visage et à l’abdomen, il a passé la nuit en observation à l’hôpital.

Dès l’annonce de la nouvelle, mercredi matin, plusieurs responsables de l’AfD ont évoqué une agression « à caractère politique », accusant l’auteur d’être « un extrémiste de gauche ». Sur X, la coprésidente du parti Alice Weidel a estimé que « le gouvernement et les médias, en s’acharnant sur l’opposition, ont créé un climat rendant possible ce type d’attaques physiques d’une violence extrême ». La police, en revanche, a tenu à préciser que « rien ne prouve que le suspect, au moment de passer à l’acte, savait qu’il avait en face de lui un représentant de l’AfD ». Rapidement interpellé, l’individu, âgé de 25 ans, a été placé en garde à vue et transféré dans un hôpital psychiatrique car « il présentait des signes évidents de troubles psychiques », ont indiqué les enquêteurs.

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Invité à réagir à cette agression, mercredi, le porte-parole du gouvernement fédéral, Steffen Hebestreit, a tenu à rappeler que « la violence n’a pas sa place en démocratie », en faisant plus largement référence aux attaques dont plusieurs élus ont été la cible au cours de ces dernières semaines de campagne, parmi lesquels le maire adjoint d’Essen, Rolf Fliss (Verts) ; l’eurodéputé Matthias Ecke (Parti social-démocrate, SPD) ; l’ex-maire de Berlin Franziska Giffey (SPD) ; trois élus régionaux de l’AfD, dans le Bade-Wurtemberg et en Saxe ; ou encore le député Roderich Kiesewetter (Union chrétienne-démocrate, CDU), frappé samedi 1er juin dans sa ville d’Aalen, près de Stuttgart, par un candidat aux municipales membre des Querdenker (« libres-penseurs »), ce mouvement apparu pendant l’épidémie de Covid-19 pour s’opposer aux masques et aux vaccins. « En démocratie, on se combat pacifiquement, avec des arguments et rien d’autre », a rappelé M. Hebestreit.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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