La violence a rattrapé la campagne avec au moins 25 candidats aux élections locales tués dans ce pays miné par le narcotrafic, qui est aussi le premier partenaire commercial mondial des Etats-Unis.
La favorite de la présidentielle est la candidate de la gauche au pouvoir, , du Mouvement pour la régénération nationale (Morena).
En trois mois de campagne, l’ex-maire de Mexico (2018-2023) a régulièrement devancé de 17 points en moyenne dans les sondages sa rivale de centre-droit , soutenue par une coalition de trois partis.
Les premiers bureaux de vote ouvriront à 08H00 (13H00 GMT) dans la péninsule du Yucatan (sud-est), puis une heure plus tard dans le centre du pays, dont dans la capitale Mexico, où la gauche se bat pour garder la mairie.
Les deux favorites doivent voter de bonne heure à Mexico, tout comme l’outsider Jorge Maynez, 38 ans, représentant du minoritaire Mouvement citoyen.
Quelque 99 millions d’électeurs sont inscrits pour les plus grandes élections jamais organisées dans l’histoire de la deuxième économie d’Amérique latine après le Brésil.
Outre la présidentielle, ils sont appelés à renouveler le Congrès et le Sénat, à choisir les gouverneurs dans neuf des 32 Etats et à désigner des députés locaux et des maires.
En tout, 20.000 postes sont à pourvoir lors de ces élections à un tour dont les premières tendances pour la présidentielle seront connues quelques heures après la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (00H00 GMT pour Mexico).
Un candidat a encore été tué vendredi dans l’Etat de Puebla (centre).
Le gouvernement avait fait état de 22 assassinats mardi, avant trois autres par la suite. Il a aussi annoncé un renforcement de la sécurité le jour du vote.
« Le temps des femmes »
« Nous allons entrer dans l’histoire », a proclamé Claudia Sheinbaum, 61 ans, portée par la popularité du président sortant Andres Manuel Lopez Obrador, 70 ans.
« C’est le temps des femmes et de la transformation », a-t-elle lancé à l’adresse des Mexicaines, qui dénoncent à l’unisson une société machiste.
« Cela veut dire vivre sans peur et être libres de violences », a ajouté Mme Sheinbaum. « Chaque jour, une moyenne de neuf à dix femmes sont assassinées (au Mexique) », selon l’ONU Femmes.
Xochitl Galvez mise sur un « vote caché » en sa faveur qui aurait échappé aux sondages pour gagner.
D’origine modeste, d’un père indigène, cheffe d’entreprise, Mme Galvez a dénoncé l’échec de la politique de sécurité du gouvernement sortant, parlant de « 186.000 personnes assassinées et 50.000 personnes disparues » depuis 2018.
« Avoir une femme présidente te motive, c’est comme la preuve que c’est possible », affirme Blanca Sosa, 31 ans, vendeuse dans une boutique du Zocalo, la plus grande place du Mexique.
Mme Sosa pense que sa candidate, Claudia Sheinbaum, poursuivra la politique sociale du président sortant qui « a fait de bonnes choses comme l’augmentation du salaire minimum ou l’aide aux personnes âgées ».
Au contraire, Ricardo Sanchez, un commerçant de 55 ans à Monterrey (nord), votera pour Xochitl Galvez pour sa « vision de l’entreprise ».
Défis
La lutte contre la violence des cartels, des gangs et des bandes sera le premier défi de la future présidente, d’après Michael Shifter, chercheur au centre d’analyse Dialogo Interamericano, dont le siège est à Washington.
Au total, quelque 450.000 personnes ont été assassinées au Mexique depuis 2006, quand l’ex-président Felipe Calderon a envoyé l’armée contre les cartels.
Mme Sheinbaum a promis de poursuivre la politique actuelle (s’attaquer aux causes de la violence plutôt que le tout-répressif) tout en luttant contre « l’impunité ». Mme Galvez a promis d’en finir avec les « accolades » aux cartels.
La « presidenta » devra également consolider l’Etat-providence dans un contexte budgétaire qui se dégrade (des prévisions annoncent un déficit à 5,9% du PIB pour 2024, le plus important depuis des décennies).
Elle devra également gérer la relation bilatérale intense et complexe avec les Etats-Unis.
Washington demande à Mexico de lutter contre le trafic de fentanyl, une drogue de synthèse qui provoque des milliers d’overdoses aux Etats-Unis.
Le Mexique a déposé deux plaintes aux Etats-Unis contre des fabricants d’armes américains, qu’il accuse d’être responsables de tueries sur son territoire.
Les deux pays sont confrontés au défi de l’immigration clandestine qui bat des records, avec 2,4 millions d’arrestations côté américain en 2023, d’après les autorités américaines.
La « presidenta » attendra l’élection de novembre au nord du rio Grande pour savoir si elle aura pour interlocuteur le président démocrate sortant Joe Biden ou le républicain Donald Trump.
Les deux pays doivent également renégocier en 2026 le traité de libre-échange qui les unit avec le Canada.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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