
À l’énoncé du renvoi de l’audience, le prévenu a souri à ses comparses présents dans la salle, et a même posé pour une photo qu’ils ont (illégalement) prise de lui. Puis il a été escorté jusqu’en prison.
C’est dire à quel point il « regrette » d’avoir violenté la mère de son enfant, puis proféré des menaces à l’encontre des pompiers venus au secours de la jeune femme. Les faits remontent au 18 mai dernier, à Roubaix (Nord).
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« Tu vas être défigurée », « Je vais te niquer » : un homme violent comparaît au tribunal de Lille
Ce jeune homme a été jugé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Lille le 22 mai. Quatre jours auparavant, il assénait des coups de pied et des coups de poing à la mère de son enfant, avec laquelle il a toujours entretenu une relation décousue. Devant la présidente, la victime affirme même qu’elle ne s’est jamais considérée en couple avec le prévenu, bien qu’elle ait mis au monde son enfant.
Qu’importe le statut amoureux, lui s’est en tout cas octroyé le droit de lui lever la main dessus, et de l’insulter.
En plus des violences physiques, il lui a envoyé de nombreux messages menaçants et insultants. « Je vais te niquer », « tu vas être défigurée », « je te baise toi et la police », pour ne citer que les plus fleuris. Il a également dégradé du mobilier appartenant à la victime. Et ça ne s’est pas arrêté là.
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Quand les pompiers sont arrivés à Roubaix pour venir en aide à la jeune femme, l’un d’eux a reçu un coup de tête de la part du prévenu. S’en sont suivies des menaces tout aussi grossières que les premières à l’encontre des pompiers, qu’il a notamment menacés de « tuer ».
Son procès a été renvoyé au 28 juin 2024. D’ici là, il restera en détention « pour empêcher toute pression sur la victime ».
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