« C’est la République qui est à terre », agression de Sébastien Jibrayel, adjoint au maire et d’Henri Jibrayel ex-député

, « C’est la République qui est à terre », agression de Sébastien Jibrayel, adjoint au maire et d’Henri Jibrayel ex-député

L’agression a eu lieu jeudi 16 mai en marge d’une manifestation de riverains à l’Estaque (15e) dénonçant les nuisances des chantiers navals et notamment liés aux travaux sur la forme 10. L’élu Sébastien Jibrayel, adjoint au maire de Marseille, délégué aux sports et son père, ancien député PS, Henri Jibrayel étaient présents et ont été pris à partie par des employés et des militants de la CGT portuaire. Une journaliste de La Provence a aussi été agressée.

Lors de la manifestation, du jeudi 16 mai, des riverains de l’Estaque 15ᵉ à Marseille, contre la pollution sonore notamment occasionnée par la forme 10 des chantiers navals, des employés et des militants de la CGT s’en sont pris à Sébastien Jibrayel, adjoint au maire de Marseille, délégué aux sports et son père, ancien député PS, Henri Jibrayel. Ce dernier a été hospitalisé. Sébastien Jibrayel annonce avoir porté plainte.

Cette manifestation qui s’est déroulée le jeudi 16 mai était à l’initiative de riverains et d’associations venus dénoncer la pollution sonore, mais aussi de l’air des chantiers navals et surtout celle liée aux travaux sur les grands bateaux réceptionnés à la forme 10. Une manifestation qui a eu le don d’agacer la CGT et les employés des chantiers navals venus s’opposer aux manifestants. La tension est vite montée d’un cran et des coups ont commencé à être distribués, lorsque Sébastien Jibrayel et son père sont arrivés sur place.

« À peine, je suis sorti de la voiture, une centaine de personnes s’est approchée, ils m’ont bousculé, m’ont donné des coups de pieds, ils m’ont jeté des projectiles, ils m’ont menacé de mort… mon père s’est interposé et c’est là qu’ils s’en sont pris à lui, le jetant à terre et lui crachant dessus« . 

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Le jeudi 16 mai, Sébastien Jibrayel, l’adjoint aux sports de la ville de Marseille a été agressé ainsi que son père Henri Jibrayel, ex-député PS des Bouches-du-Rhône par des employés du port en marge d’une manifestation de riverains contre la pollution occasionnée par la forme 10 des chantiers navals de l’Estaque (15e) . ©Images amateurs

Les marins pompiers sont intervenus pour porter secours à l’ancien député de 72 ans, qui a été transporté à l’hôpital. « Il a des côtes fêlées et a eu six jours d’ITT », précise l’adjoint au maire.

Sur X, Sébastien Jibrayel est revenu sur ces évènements. 

L’agression a été filmée par des manifestants. «  Nous avons donné ces images aux forces de l’ordre, une enquête est en cours, les personnes ont été identifiées et j’espère de la justice, les sanctions les plus sévères », indique Sébastien Jibrayel,  » c’est la République qui est à terre, qui est attaquée. On ne peut pas laisser passer ce déferlement de violence à l’encontre d’élus. Regardez tous ces maires qui démissionnent, ou pire qui sont tués comme le maire de Signes. C’est inacceptable cette sauvagerie. La justice ne doit pas laisser passer cela ».

Sébastien Jibrayel pense savoir pourquoi il a reçu ce comité d’accueil de la part des employés des chantiers navals.

« Cela fait des mois que je suis aux côtés des riverains et des associations pour faire cesser ces nuisances. Je ne suis pas contre la fermeture des chantiers navals, ni pour la perte d’emplois. Nous voulons juste que les travaux soient encadrés et que la sérénité du quartier revienne », détaille l’élu.

Sur les réseaux sociaux, il publie régulièrement l’avancée de ce combat aux côtés des habitants et la veille de cette agression, où il en appelle à l’armateur, au port et même au préfet, pour trouver  » un terrain d’entente ».

La veille de l’agression, il a été reçu par le préfet de Région, Christophe Mirmand, et il a obtenu certaines garanties.

Selon lui, « le préfet devrait prendre un arrêté, qui sera publié début juillet sur l’encadrement des travaux, » à savoir les horaires.

Après cet entretien avec le préfet, l’élu a publié sur ses réseaux sociaux, les avancées obtenues et selon lui, « c’est cette vidéo qui a déclenché la colère des employés de la forme 10. Ils m’attendaient, c’est sûr, ils m’ont menacé de mort ainsi que ma famille, une telle violence verbale et physique, c’est inacceptable ». 

Il n’y a pas que l’élu et son père qui ont été pris à partie par les employés des chantiers navals. Une journaliste de La Provence a également été « intimidée, insultée, bousculée, ils lui ont volé son téléphone portable et l’ont cassé », indique l’adjoint aux sports. 

« J’apporte d’ailleurs tout mon soutien à cette journaliste, qui a subi aussi cette violence inacceptable. Ce n’est pas normal que des journalistes et des élus soient agressés comme cela. Personne ne doit subir ce genre de violence« , précise Sébastien Jibrayel. 

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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