Les élections peuvent dégager un nouveau type d’élu

, Les élections peuvent dégager un nouveau type d’élu

Le néo-giscardisme ou la nouvelle prise de la Bastille

Le vieux maire d’un village de Puisaye, à 20 kilomètres d’Auxerre, regarde Jean-Pierre Soisson avec une curiosité un peu goguenarde. Avec son visage rond et rose aux yeux rieurs, ses phrases joliment ourlées, son ardeur bien contrôlée, le candidat giscardien fait ligure d’étudiant en vacances chez les culs-terreux. Fils du président de la chambre de commerce,  » monté  » à Paris après avoir achevé ses études au lycée d’Auxerre, il est bien du pays, pourtant, et paraît se plaire à discuter du rendement des cerisiers ou du problème du remembrement du bocage de Puisaye.

À trente-deux ans, Jean-Pierre Soisson, ancien de l’E.N.A., auditeur à la Cour des comptes, conseiller technique auprès de Jean Morin en Algérie, à Rocher-Noir, puis à la direction de l’O.R.T.F., essaie de faire oublier Pierre Lemarchand aux éventuels électeurs Ve République de la circonscription. Il ne semble pas mal à l’aise parmi les giscardiens – à condition de donner au  » mais  » de son chef de file une teneur sociale.

 » La dernière réunion des candidats giscardiens à Paris a été, juge-t-il, l’occasion d’un échange instructif. Chacun d’entre nous s’est dit frappé, à la fin de la première phase de sa campagne électorale, par la médiocrité des niveaux de vie que nous avions constatés. Il faut donner un coup de barre. Si vous saviez ce que sont, dans cette région, les salaires paysans… Je suis partisan d’une révolution du statut du fermage, qui assimilerait celui-ci à la propriété, d’une profonde réforme de la fiscalité. Il faut bousculer les situations acquises. Cette ville est administrée comme une entreprise familiale du siècle dernier. « 

Il a une fougue de bon aloi. Lui aussi voit Auxerre comme une entreprise, mais du XXe siècle.

Le considère-t-on ici comme un technocrate ?

 » Oh ! vous savez, en Basse-Bourgogne, les gens ne sont pas très au courant… Pour ma part, j’adopterai la définition de mon maître Georges Vedel : un technocrate, c’est un technicien vu par un poujadiste !

– Mais dans vos propos la politique n’a guère de part ?

– La politique à la radicale, non, en effet. Je crois qu’il y a une autre acception de la politique que celle de jadis, et qu’on pourrait plutôt la définir comme le choix de la meilleure méthode de développement pour une région ou pour un pays. C’est pourquoi je me refuse à certains procédés du type de la visite aux bistrots et de la distribution des portes-clés. Et je ne fais de promesses à personne ! « 

Il vous reste 77.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

Source de l’article : Source