Malgré une nouvelle soirée marquée par quelques émeutes à Nouvelle-Calédonie, la nuit de jeudi à vendredi a été « plus calme et apaisée » pour la première fois depuis quatre jours. Le Haut-commissaire de la République indique toutefois que le contrôle de certains quartiers n’est plus assuré.
L’essentiel
- Des violences sont toujours observées en Nouvelle-Calédonie, mais la nuit de jeudi à vendredi a été « plus calme et apaisée » grâce à l’état d’urgence pour la première fois depuis quatre jours a indiqué Louis Le Franc, Haut-commissaire de la République, en conférence de presse.
- A Nouméa, la situation reste tendue dans plusieurs quartiers qui ne sont plus sous le contrôle des forces de l’ordre et où des « centaines d’émeutiers attendent le contact avec les forces de l’ordre ».
- Cinq personnes sont mortes depuis lundi et le début des émeutes. Les victimes sont trois civils Kanaks et deux gendarmes, l’un des membres des forces de l’ordre a été victime d’un « tir accidentel » de l’un de ses collègues. L’auteur de l’un de ces homicides s’est rendu a indiqué le Haut-commissaire sans donner plus d’information.
- Un nouvelle cellule de crise ministérielle présidée par Gabriel Attal est prévue ce vendredi à 8h et des discussions entre Emmanuel Macron et les élus calédoniens sont également attendues selon l’Elysée.
- Des mesures de rationnement ont été mises en place dans les commerces de Nouvelle-Calédonie, mais des ravitaillements sont prévus et le Haut-commissaire a assuré qu’il n’y avait aucun risque de pénurie.
En direct
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08:33 – Réunion entre Attal et les parlementaires ce vendredi
Après une nouvelle réunion de crise avec les ministres qui se tient ce matin depuis 8h30, le Premier ministre a également prévu de s’entretenir avec des députés et des sénateurs sr la situation en Nouvelle-Calédonie, ce vendredi à 18h30. Gabriel Attal recevra le présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, ainsi qu’un groupe transpartisan de sénateurs et de députés.
08:15 – Le ministre de la Justice exige une réponse « ferme, rapide et systématique » contre les crimes
Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a répété vouloir « le rétablissement de l’ordre républicain » en Nouvelle-Calédonie ainsi qu’une « réponse pénale empreinte de la plus grande fermeté » face aux crimes commis ces derniers jours. Une réponse qu’il souhaite « ferme, rapide et systématique » précise-t-il encore dans une circulaire diffusée ce vendredi matin. Le garde des Sceaux demande également « une coordination resserrée avec le Haut-commissaire de la République » et une « adaptation de l’organisation des juridictions. »
08:09 – Un homme suspecté de meurtre s’est rendu
Un homme considéré comme « l’auteur » d’un des homicides survenus en Nouvelle-Calédonie s’est rendu a annoncé le Haut-commissaire de la République sans préciser le profil de l’individu, ni de quel homicide il s’agit.
Depuis le début des émeutes, cinq personnes sont mortes : quatre ont été abattues par balle, trois civils Kanaks et un gendarme, et un deuxième gendarme a été victime d’un tir accidentel et a succombé à ses blessures.
07:59 – « Ce que je demande, c’est la paix » : la conférence de presse du Haut-commissaire
Le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc, a fait un point de situation devant la presse ce vendredi 17 mai. Le représentant de l’Etat a appelé au calme et a demandé aux émeutiers de mettre un terme à leurs exactions pour que « la vie calédonienne puisse reprendre normalement son cours » alors que des problèmes d’alimentation doivent être résolus avec des opérations de ravitaillements ainsi que des problèmes de santé. « Ce que je demande, c’est la paix. La nuit qui vient de s’écouler a été calme. Ce que je demande, c’est que les nuits et les jours qui nous attendent [soient aussi] calmes », a-t-il ajouté. Le retour au calme est la « meilleure solution » pour la Nouvelle-Calédonie.
07:50 – « Le contrôle n’est plus assuré » dans certains quartiers de Nouméa
Malgré le retour au calme observé à plusieurs endroits de l’archipel, « le contrôle n’est plus assuré » dans certains quartiers de Nouméa selon le Haut-commissaire de la République. Dans ces quartiers, des « centaines d’émeutiers attendent le contact avec les forces de l’ordre » a ajouté le représentant de l’Etat qui a assuré que « des renforts vont arriver (…) pour contrôler les zones qui nous ont échappé ces jours derniers ».
07:45 – « Une situation plus calme et apaisée » en Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie a connu une nouvelle soirée marquée par les violences du jeudi 16 au vendredi 17 mai. Mais Nouméa s’est réveillée dans « une situation plus calme et apaisée » pour la première fois depuis quatre jour selon le Haut-commissaire de la République sur l’archipel, Louis Le Franc : « L’état d’urgence a permis, pour la première fois depuis lundi, de retrouver une situation plus calme et apaisée dans le grand Nouméa, malgré les incendies d’une école et de deux entreprises ».
16/05/24 – 23:42 – Gabriel Attal bientôt en déplacement à Nouméa ?
FIN DU DIRECT – À la fin de son interview-fleuve accordée à La Voix du Nord sur la situation en Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre s’est dit prêt à se rendre sur place. « Évidemment, je répondrai à toutes les invitations qui me seront faites », a déclaré Gabriel Attal, sans qu’il n’y ait à ce jour de date ou de rendez-vous acté.
16/05/24 – 23:30 – Une situation « plus calme et apaisée » à Nouméa dans la nuit de jeudi à vendredi
« L’état d’urgence a permis, pour la première fois depuis lundi, de retrouver une situation plus calme et apaisée dans le grand Nouméa, malgré les incendies d’une école et de deux entreprises », a indiqué le Haut-commissaire de la République Louis Le Franc dans un communiqué.
16/05/24 – 23:02 – Montant des dégâts en Nouvelle-Calédonie : 200 millions d’euros
200 millions d’euros. C’est le montant des dégâts causés par les trois premières nuits d’émeutes en Nouvelle-Calédonie. Un chiffre proposé par le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du territoire ultramarin. « La CCI a fait un travail d’évaluation des dommages basés sur le coût de construction, le stock, l’exploitation. Les dégâts sont évalués à plus de 200 millions d’euros », a expliqué David Guyenne après une réunion avec l’exécutif.
16/05/24 – 22:18 – Jean-Luc Mélenchon dénonce un retour du « néocolonialisme » en Nouvelle-Calédonie
En visite au Sénégal, le fondateur de La France insoumise n’a pas mâché ses mots quant à la situation en Nouvelle-Calédonie. « 170 ans d’acharnement n’ont pas suffi à abattre la volonté kanake de redevenir souveraine de son destin et nul n’y parviendra jamais », a commenté Jean-Luc Mélenchon. Et de renchérir : « Il n’y a pas d'[autre] issue à une situation coloniale que la décolonisation et tout le reste est une perte de temps. »
16/05/24 – 21:38 – Le gouvernement, prêt à retirer le texte de la discorde pour apaiser les tensions ?
Dans une interview accordée à La Voix du Nord, le Premier ministre, Gabriel Attal, a estimé que « le dialogue ne peut se faire que dans la sérénité et le calme », réaffirmant que « le retour à l’ordre et à la sécurité pour les Calédoniens est une priorité absolue ». Questionné sur un éventuel retrait du texte afin d’apaiser les tensions, le chef du gouvernement a rappelé que « le dégel du corps électoral est un enjeu démocratique demandé par le Conseil d’État. Il est essentiel que le processus aboutisse », avant d’ajouter : « Mais je ne me résous pas à ce que ce processus aboutisse dans la douleur car je crois profondément au dialogue. »
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En savoir plus
Les émeutes continuent et le bilan s’alourdit en Nouvelle-Calédonie. Quatre personnes sont mortes depuis que les violences ont éclaté sur l’archipel a annoncé l’Elysée, mercredi 15 mai, à l’issue du conseil de défense et de sécurité convoqué par Emmanuel Macron.
Les violences et les émeutes observées depuis le lundi 13 mai sur le territoire du Pacifique ont fait des centaines de blessés selon Gérald Darmanin, dont « une centaine de gendarmes qui ont été évacués alors que l’on attaquait à la hache leur gendarmerie et que l’on tirait sur eux à balles réelles » a ajouté le ministre de l’Intérieur.
Macron instaure l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie
Emmanuel Macron s’est entretenu avec une poignée de ministres pendant plus de deux heures ce mercredi matin lors d’un conseil de défense et de sécurité convoqué en urgence. Durant la réunion, le chef de l’Etat a déclaré que « toutes les violences sont intolérables et feront l’objet d’une réponse implacable pour assurer le retour de l’ordre républicain » selon le présidence et le déclenchement de l’état d’urgence a vraisemblablement était au cœur des conversations : « Le président de la République a demandé que le décret visant à déclarer l’état d’urgence en Nouvelle Calédonie soit inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se réunira à 16h30 » a annoncé l’Élysée dans un communiqué.
En effet, Emmanuel Macron a décidé de déclencher l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie à l’issue du conseil de défense et de sécurité organisé mercredi matin. « La violence n’est jamais tolérable ni justifiable en aucune circonstance. Je veux saluer l’ensemble des forces de sécurité engagées. La priorité est de retrouver l’ordre, le calme et la sérénité » a-t-il ajouté lors de sa prise de parole dans l’hémicycle.
Le chef de l’Etat réitère son appel au calme à l’adresse des habitants de Nouvelle-Calédonie, mais aussi à celle des élus locaux. Ces derniers, qu’ils soient indépendantistes ou loyalistes, ont également appelé « au calme et à la raison » dans un déclaration commune. Le gouvernement comme les élus locaux encouragent à la reprise des discussions sur la réforme constitutionnelle dont l’adoption à mis le feu aux poudres. « Le président de la République a rappelé la nécessité d’une reprise du dialogue politique et a demandé au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur et des Outre-mer d’inviter rapidement les délégations calédoniennes à Paris », a par ailleurs fait savoir le communiqué de l’Elysée.
Le haut-commissaire de la République évoque une situation « insurrectionnelle »
Les autorités craignent la poursuite et surtout un amplification des violences. « Je vous laisse imaginer ce qui va se passer si des milices se mettaient à tirer sur des gens armé », a déclaré Louis Le Franc, le haut-commissaire de la République, qui qualifie la situation d’ »insurrectionnelle ». Plusieurs « échanges de tirs de chevrotine entre les émeutiers et les groupes de défense civile à Nouméa et Paita » et une « tentative d’intrusion à la brigade de Saint Michel » ont été recensés.
Les tensions et violences qui touchent l’archipel ont été ravivées par le vote de l’Assemblée nationale ayant adopté la réforme constitutionnelle qui vise à élargir le corps électoral local. Un texte très contesté par les élus calédoniens indépendantistes. Certains d’entre eux appellent au retrait du texte, jugeant que le calme ne pourra pas revenir tant que la réforme dans sa version actuelle sera dans les tuyaux.
206 interpellations à Nouméa
Au moins 206 interpellations ont eu lieu à Nouméa et ailleurs en Nouvelle-Calédonie entre lundi et jeudi selon le haut-commissaire de la République. 1800 policiers et gendarmes sont sur place selon le ministère de l’Intérieur et 500 autres membres des forces de l’ordre vont être déployés dans les prochaines heures.
Les établissements scolaires « resteront fermés jusqu’à nouvel ordre » précise le vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie. L’aéroport de Tontoura, lui, reste pour l’heure fermé aux vols commerciaux. « L’heure n’est pas grave, elle est très grave. Si l’appel au calme n’est pas entendu, il va y avoir beaucoup de morts dans l’agglomération de Nouméa aujourd’hui. On est rentrés dans une spirale dangereuse, une spirale mortelle » regrettait Louis Le Franc lors d’une conférence de presse.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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